
Il y a quelques jours, les Verts ont adressé une question parlementaire urgente à la ministre de la Santé pour savoir pourquoi aucune indemnité de garde n’avait été versée dans les hôpitaux depuis le début de l’année. En cause : une nouvelle convention qui n’avait pas encore été signée jusqu’à la semaine dernière, explique Martine Deprez, qui reconnaît qu’aucun paiement n’a été effectué au cours des trois derniers mois. À présent que les adaptations budgétaires ont été accordées et que la convention a été signée, plus rien ne s’oppose au versement des indemnités.
“Bien sûr, c’est toujours un peu problématique lorsqu’on établit un planning de gardes et que les médecins nous disent qu’ils n’ont pas été payés depuis trois mois. Nous le comprenons. Et comme je l’ai dit, nous avons résolu cela aussi rapidement que possible. Mais nous avions décidé 'en cours de route' au conseil de gouvernement, de renforcer les lignes de garde. Tant que cet accord n’était pas acquis, nous avons dû attendre avant de signer la convention. Cela a maintenant été fait et les paiements pourront donc avoir lieu.”
Avec le paiement d’avril, seront versées rétroactivement les indemnitées dues à partir du mois de janvier. En décembre, le comité compétent, composé de toute une série d’acteurs du secteur, avait fixé que le périmètre des gardes serait élargi cette année. Le texte avait été validé début février par le conseil de gouvernement, mais le dépassement budgétaire n’a été validé par le ministère des Finances que récemment. Pour cette année, la participation de l’État aux gardes et astreintes a été fixée à 61,7 millions d’euros.
Le président de l’AMMD, Chris Roller, a critiqué auprès de nous la lourdeur de la procédure. L’association des médecins préférerait que la convention nécessaire ne doive pas être renouvelée chaque année.