
Le Conseil économique et social - une instance où sont représentés l'Etat, le patronat et les syndicats - a publié jeudi un document qui pourrait servir de base au débat: une "Analyse des données fiscales au Luxembourg 2021".
Il est notamment intéressant de constater que contrairement à la dernière analyse de 2018, l'impact de la réforme fiscale de 2017 et un certain lissage dans la classe moyenne se reflètent dans les nouveaux chiffres. Il n'en reste pas moins que même après la réforme, ce sont particulièrement les classes de revenu, qui se situent entre 40 000 et 70 000 euros et celles qui gagnent entre 200 000 et 350 000 euros par an, qui rapportent le plus d'impôts sur le revenu à l'État.


Pas de changement non plus quant au constat que l'impôt foncier au Luxembourg est toujours l'un des plus bas en Europe, mais le Premier ministre, Xavier Bettel, a annoncé un projet de loi avant la fin de l'année. Les représentants des salariés regrettent surtout que la taxe foncière ne soit pas échelonnée.
Dans cet avis, patronat et syndicats formulent plusieurs recommandations ou avertissements. Les deux sont par exemple favorables à un ajustement des tarifs fiscaux à l'inflation. Les représentants des employeurs sont toutefois opposés à ce que cet ajustement soit automatique.