LuxembourgPapillomavirus : le taux de vaccination des garçons est insuffisant, selon Martine Deprez

RTL Lëtzebuerg
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Le virus HPV peut, dans les cas les plus graves, entraîner l’apparition de cancers, notamment le cancer du col de l’utérus. Alors que le taux de vaccination des filles est légèrement supérieur à l’objectif fixé, celui des garçons n’est pas encore suffisamment élevé.
© AFP

Le virus HPV ou papillomavirus est une infection sexuellement transmissible courante. Il touche aussi bien les hommes que les femmes. Il se transmet par contact intime, notamment lors des rapports sexuels. Il peut également se propager d'une zone de peau infectée à une autre, notamment dans la région génitale ou dans la gorge. L'infection par le HPV est souvent asymptomatique et disparaît spontanément dans la majorité des cas, selon le portail du ministère de la Santé. Cependant, environ 10 à 20 % des infections persistent et peuvent entraîner des complications graves, notamment des cancers, dont celui de l'utérus ou de la gorge.

Au Luxembourg, le taux de vaccination contre le papillomavirus s’élève à près de 82 % chez les filles et à 73 % chez les garçons. Ces chiffres ont été fournis jeudi à la Chambre par la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, Martine Deprez, en réponse à une question du député CSV Ricardo Marques. Selon la ministre, le taux de vaccination des garçons n’est pas encore suffisamment élevé et devrait également atteindre une fourchette comprise entre 80 et 90 %.

Pour y parvenir, il faudra intensifier les efforts de communication et de sensibilisation. Une brochure est distribuée via la médecine scolaire, et les parents des enfants non vaccinés sont également contactés de manière ciblée afin de recevoir des informations. Les jeunes adultes pouvant désormais eux aussi se faire vacciner jusqu'à l'âge de 26 ans, la brochure a été mise à jour et elle sera diffusée plus largement.

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