
"Lorsque de tels incidents tragiques se produisent, au cours desquels une personne est blessée, voire perd la vie, c'est bien sûr triste et l'on pense naturellement aux victimes, à leurs proches et à leurs familles", déclare Jacques Welter, président de la FLERA. On peut toutefois s’estimer heureux que de tels drames ne se produisent pas si souvent.
Il existe bien sûr un risque objectif, que l'on s'efforce naturellement de réduire au maximum. Mais l'erreur humaine ne peut, en principe, jamais être totalement exclue.
La Fédération procède à une analyse détaillée de chaque accident. Citons par exemple l'incident survenu en octobre 2025 à Berdorf, impliquant un touriste néerlandais. L'hélicoptère de secours avait d'ailleurs été mobilisé.
La fédération a toutefois récemment rédigé un document sur les bonnes pratiques qui a été affiché sur les falaises et dans les salles. De grandes affiches sont également exposées dans les centres concernés, indiquant les points à prendre en compte, même si un risque subsistera toujours.
L'assurage automatique est encore relativement récent, selon le président de la FLERA, mais ce système est de plus en plus utilisé dans les salles. En escalade, on grimpe généralement à deux, ce qui permet également d'effectuer ce qu'on appelle le « contrôle du partenaire ». Il s'agit de vérifier mutuellement que tout est en ordre.
L'assurage automatique est désormais un système qui ne nécessite plus de partenaire: "Vous vous installez, vous vous accrochez et vous êtes maintenu en place par un dispositif automatique. Mais le harnais d'escalade doit tout de même être attaché au bon endroit".
La fédération mène des actions de sensibilisation dans les écoles, et un certificat d'escalade a également été mis en place, mais il faut bien reconnaître une chose : ce n’est pas parce que l’on a plus d’expérience que l’on est à l’abri de ces risques ou dangers. Même les alpinistes les plus expérimentés commettent souvent des erreurs stupides.