
Certains s'y attendaient, d'autres le redoutaient: le radar tronçon arrive sur les routes luxembourgeoises. Et pour faire bonne mesure, le premier dispositif de ce genre sera installé sur une route où un radar fixe est déjà en place: la N11.
Ce radar tronçon sera testé dans le cadre d'un projet pilote au printemps 2019. Il calculera la vitesse moyenne des voitures empruntant la N11 entre Waldhaff et Gonderange, où la vitesse est limitée à 90 km/h (75 km/h pour les poids lourds).

Tout ça c'est bien beau mais, concrètement, comment ça marche? Le ministre de la Mobilité et des Travaux publics a répondu à cette question vendredi matin.
Les plaques d'immatriculations seront enregistrées au premier point de passage et seront reconnues au second point de passage.

Le radar calculera la vitesse moyenne des véhicules concernés en fonction du temps qu'ils auront pris pour arriver du point A au point B. Impossible donc de tromper le dispositif en freinant à la dernière minute.
Pas d'inquiétude, nos députés se sont déjà chargés de poser la question à M. Bausch.
"Les données des véhicules qui n'étaient pas en excès de vitesse seront automatiquement effacées. Les données des autres seront transmises aux autorités."
Ces données en particulier seront verrouillées "asymétriquement dans une clé de 2048bit".
En décembre, le ministre de la Mobilité et des Travaux publics avaient déclaré que le choix avait été fait par les Ponts et Chaussées.
Vendredi matin, M. Bausch a expliqué que "malgré l'installation d'un radar fixe" et des "contrôles mobiles réguliers" sur la route en question, "beaucoup d'accidents continuent d'y survenir".

Bon à savoir: depuis 2011, 19 accidents ont eu lieu sur la N11 faisant trois morts, quatre blessés graves et 33 blessés légers.