
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de résilience, l'institut de sondages ILRES a réalisé, pour le Haut-Commissariat à la protection nationale (HCPN), une enquête auprès de plus de 1.500 résidents au Luxembourg. L'objectif de cette étude était de "mieux comprendre la manière dont la population perçoit les risques et menaces et d'analyser dans quelle mesure la communication peut favoriser la vigilance (alerte) et encourager l’adoption de comportements appropriés (action)".
Selon les résultats de cette enquête Ilres, les résidents considèrent les cyberattaques, les inondations et les phénomènes météorologiques extrêmes comme les risques de catastrophes les plus susceptibles de se produire au Luxembourg. D’après leur évaluation, une crise financière et économique ou un accident nucléaire auraient toutefois des conséquences encore plus graves qu’une cyberattaque. L’enquête a été réalisée pour le gouvernement, qui continue à travailler sur sa stratégie nationale de résilience.
Le Premier ministre Luc Frieden a déclaré mercredi, lors de la présentation des résultats : "Ensemble, en tant que société, nous serons mieux préparés si nous le sommes bien. C’est pourquoi, à la rentrée en septembre voire en octobre, nous publierons un guide intitulé “Let’s prepare” comme prochaine étape. Il contiendra des recommandations très concrètes pour expliquer aux citoyens ce qu’ils doivent faire en fonction de la situation. Ce sera un document que l’on pourra et devra avoir à portée de main pour se préparer à différents scénarios. La résilience n’est donc pas seulement un devoir de l’État, mais aussi celui de chaque individu."
Les ménages y obtiendront des instructions sur ce dont ils ont besoin pour pouvoir survivre en autarcie, sans aide pendant 72 heures en cas de crise. Par ailleurs, il y aura à l'avenir un "bonus de résilience" lors de la construction d’infrastructures publiques. Par exemple, si de nouvelles salles de sport sont construites de manière à pouvoir héberger des personnes en cas de crise, c'est-à-dire équipées de cuisines et de lits de camp.