
Alors que depuis des mois il est fait état d'un malaise au Lycée Josy Barthel, d'après Claude Christnach, les parents et la plupart des professeurs sont satisfaits. En juillet, le syndicat d'enseignants SEW/OGBL avait publiquement tiré la sonnette d'alarme à propos de "dysfonctionnements internes" et de "problèmes de communication". Le site d'information en ligne Reporter.lu avait rapporté une série de faits reflétant une "mauvaise gestion" ou une "défaillance du contrôle".
Dans une interview accordée à RTL, Claude Christnach le dit très clairement: les autres membres de la direction du lycée de Mamer et lui en tant que directeur, "nous n'avons rien à nous reprocher". Les accusations sont "non fondées", "sans importance". Il y a eu des choses qui "n'ont pas été vues dans leur contexte et qui n'auraient pas dû sortir". La façon dont cela a été rapporté a déclenché quelque chose en lui "personnellement" et il a pris sa décision à cause de cela.
Le "toujours" directeur du lycée Mamer (jusqu'au 31.12) se dit conscient que les écoles sont en plein bouleversement, par exemple à cause de la numérisation. Il pense cependant que la plupart des enseignants aiment travailler au lycée de Mamer. Claude Christnach relativise une enquête du syndicat SEW/OGBL selon laquelle 89% des enseignants de ce lycée ressentiraient "une situation tendue" ou "très tendue": "Voilà déjà un exemple de la façon dont les choses sont déformées!" Il maintient que moins de la moitié des enseignants ont participé à ce sondage. Et malgré tout, la direction avait travaillé sur sa communication, souligne-t-il.
Interrogé à propos d'un exemple où, selon Reporter.lu, le directeur aurait demandé à une collaboratrice de signaler des propos tenus par des enseignants à son encontre, Claude Christinach a indiqué qu'il ne souhaite pas s'exprimer "sur des dossiers encore en cours". Il n’a pas non plus voulu dire s’il envisage des poursuites judiciaires pour fausses déclarations. Mais il a toutefois ajouté: "Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas encore terminées, c'est sûr. Même dans quelques mois encore."