
Combien de temps vous a-t-il fallu pour vous rendre au travail ou à l'école? Parfois c'est juste une question de chance. C'est toujours quand il faut absolument être à l'heure que ça bouchonne: un accident, un chantier ou parfois sans raison apparente. C'est surtout ces derniers mois, que nous avons le sentiment d'une reprise du trafic après la pandémie. Mais est-ce seulement un sentiment ou est-ce la réalité? Quelle est la situation sur les routes luxembourgeoises?
Au cours des deux dernières années, la situation a été inhabituelle sur les routes luxembourgeoises. La pandémie a entraîné un important recours au télétravail, qui a progressé de 50% d'avril à juin 2020.
Mais ces derniers mois, nous avons l'impression que ce n'est plus le cas. Au Luxembourg, le volume du trafic sur les autoroutes est mesuré: on vérifie le nombre de voitures qui circulent et on prend la moyenne quotidienne. Et c'est le reflet d'une autre réalité: le trafic a même diminué.

Le télétravail n'a pas complètement disparu. S'il a reculé juste après le confinement au printemps 2020, il y a toujours 32% des travailleurs actifs qui peuvent télétravailler.
Selon les chiffres du Statec, chaque jour, 470.000 personnes exercent un travail au Luxembourg, dont près de la moitié (220.000) sont des frontaliers. La majeure partie des déplacements, plus d'un tiers en fait, sont motivés par le travail ou l'école. Viennent ensuite les activités de loisirs ou les achats. La voiture est le moyen de transport préféré des Luxembourgeois. 65% des déplacements ont lieu en voiture, selon une analyse du Projet Mmust.

Il s'agit d'un modèle dans lequel sont conçus les scénarios et les visions de la mobilité pour la Grande Région. Le comportement de conduite des automobilistes mais aussi le trafic y sont par exemple examinés.
Selon les informations du constructeur d'appareils de guidage par GPS "TomTom", au Luxembourg, la majorité des embouteillages se produisent surtout vers 8h00 et vers 17h00. Au cours des sept derniers jours, il y a même eu plus d'embouteillages qu'en moyenne les années précédentes.
Le reportage de RTL en luxembourgeois avec des intervenants francophones: