
Il y a eu de sérieux roulements à la direction du LNS, de la présidence du conseil, en passant par la direction générale jusqu'au responsable de la neuropathologie. En outre, les délais d'attente pour l'analyse des cas de cancer ont également fait l'objet de discussions à maintes reprises. Des changements doivent désormais intervenir.
Au niveau des temps d'attente des résultats des analyses en cas de suspicion de cancer, de nombreux délais ont été raccourcis. La ministre de la Santé, Martine Deprez, précise:
"Actuellement, nous en sommes à trois jours pour les cas urgents et en moyenne, nous en sommes à six jours."
Si cela ne va pas plus vite, ce n'est pas à cause du plafond des effectifs.
"... cela ne dépend pas du personnel, cela dépend de la coordination des services, de la coordination des individus. Nous sommes en train de bouleverser tout cela et c'est en cours."
C'est aussi une affaire de contrôle de la direction par le conseil. Nous sommes là directement au niveau de la gouvernance.
Là aussi, il faut procéder à un ajustement, selon Martine Deprez:
"Pour l’ensemble du conseil, il y a des mandats qui expireront fin mars. Nous sommes actuellement en train de rechercher de nouvelles personnes pour rejoindre le conseil d'administration. Celles qui sont là maintenant le font à titre d'intérim."
Dans le même temps, un nouveau directeur sera recruté. "Nous serons alors parés pour commencer avec un nouvel élan et une nouvelle stratégie au printemps", selon la ministre.
Au niveau de la réorganisation du Laboratoire national de Santé, la question du monopole des analyses pathologiques se pose également:
"Là aussi, nous sommes en train de mener des discussions avec le conseil, des discussions avec la direction et avec les laboratoires actifs au Luxembourg. Car il y a d'autres possibilités et nous en discuterons aussi au cours de l'année qui vient, dans le cadre de cette stratégie."
Tous ces changements doivent intervenir au printemps 2025.