
C'est pourquoi l'ULC demande un certain nombre d'ajustements au niveau fiscal, en particulier pour les ménages pauvres et la classe moyenne, et cela aussi vite que possible. A propos de l'index, elle appelle aussi à des changements dans le secteur des maisons de retraite.
20% de l'ensemble des ménages seraient menacés par la pauvreté. Même si l'Union luxembourgeoise des consommateurs salue les mesures décidées lors de la réunion tripartite en septembre, il faudrait les améliorer au plus vite. Le président de l'ULC, Nico Hoffmann, critique surtout le fait que la politique fiscale n'est pas assez ciblée socialement.
"[Le passage de] la TVA de 17 à 16%, à nouveau cela ne concerne pas ceux qui sont au niveau le plus bas ou les personnes à revenu moyen inférieur. Je pense qu'ici, les gens auraient eu davantage s'il y avait eu une réforme fiscale ou une réforme fiscale partielle."
Ainsi, l'ULC préconise que le salaire minimum soit totalement exonéré d'impôt. La classe d'imposition 1A devrait être supprimée et les personnes concernées devraient être reclassées dans la classe 2. Même une augmentation d'impôts sur les très hauts revenus n'est pas un tabou pour l'ULC. En ce qui concerne l'index, l'ULC critique le fait qu'il serait contreproductif pour les pensionnaires de maisons de retraite.
"A notre avis, il ne faudrait pas avoir moins d'argent en poche après une tranche indiciaire, c'est le grand principe. C'est possible ici, car la pension moyenne au Luxembourg est de quasiment 3.000 euros, mais les prix des mensualités dans les maisons de retraite et de soins sont souvent plus élevés, à 3.500 euros. 2,5% d'index sur 3.000 euros comme sur 3.500 euros. De ce fait, les personnes concernées ont moins d'argent", a poursuivi Nico Hoffmann.
L'ULC revendique par conséquent un plafonnement des prix. En plus de ces revendications en matière fiscale et par rapport à l'index, l'ULC a profité de cette conférence de presse pour aborder le thème de son travail quotidien. A la date du 30 novembre 2022, son service contentieux avait ouvert près de 4.250 nouveaux dossiers. Selon Nico Hoffmann, plus de 90% des dossiers sont traités avec succès.
En janvier, Aline Rosenbaum succèdera à Guy Goedert, qui prendra sa retraite après 41 ans passés à l'ULC.
Aline Rosenbaum a exercé la profession d'avocate pendant 15 ans, avant de rejoindre l'Union luxembourgeoise des consommateurs en 2011.