
Le temps presse pour l’expertise qui devra déterminer le sort du chirurgien orthopédique suspendu Philippe Wilmes. La décision provisoire du ministère de la Santé court jusqu’au 22 avril, soit dans deux mois environ. La ministre de la Santé, Martine Deprez, a expliqué mercredi matin en commission où en sont les procédures. Elle n’a pas pu dire grand-chose concernant celle devant le tribunal administratif, puisqu’elle est actuellement en cours.
En ce qui concerne l’expertise, la ministre a indiqué qu’il manque encore le troisième expert, qui doit être choisi par l’expert désigné par le ministère et par celui désigné par le médecin concerné. Au préalable, des questions avaient été posées à Martine Deprez sur les critères selon lesquels les experts étaient sélectionnés. Le ministère de la Santé aurait en tout cas choisi “la meilleure docteure” au sein d’une association internationale regroupant les meilleurs orthopédistes, selon la ministre.
En réponse à une question de la députée verte Djuna Bernard, la ministre de la Santé a confirmé que les trois experts auront un accès complet à une dizaine de dossiers de patients, que le Collège médical avait transmis et sur la base desquels le ministère avait prononcé la suspension provisoire.

Les experts pourront même contacter les patients, si ceux-ci sont disposés à participer à des entretiens, a indiqué Martine Deprez. Selon elle, l’expertise est la seule manière de faire toute la lumière dans cette affaire. La ministre espère qu’au final il ressortira qu’”il n’y avait rien”. Elle a assuré ne pas ressentir de pression, en réponse au député LSAP Mars Di Bartolomeo.
La mission révisée et désormais définitive pour les trois experts a été envoyée par courrier au médecin concerné, le docteur Wilmes, ainsi qu’à son avocat, Maître Prum. La ministre de la Santé a indiqué n’avoir pas encore reçu de réponse.