
En opposition claire avec le gouvernement, les syndicats ont saisi l’occasion de renouer le dialogue ce début d’année. La nomination de Marc Spautz, nouveau ministre du Travail après la démission de Georges Mischo, a été suivie d’une rencontre ce 7 janvier. Il faut dire que le nouveau ministre, au passé de syndicaliste, donne des gages de communication qui ne semblaient plus possibles avec son prédécesseur.
Rappelant que le dialogue social a “été durablement fragilisé” au cours des dernières années, l’union syndicale OGBL-LCGB voit la nomination de l’élu CSV comme “une opportunité pour prendre un nouveau départ”. Et rééquilibrer, sinon relancer, un dialogue tripartite qui a souffert lors de la réforme des retraites.
Après leur boycott du Comité permanent du travail et de l’emploi, les dossiers à suivre sont nombreux. Refroidis par la réforme des retraites, conclue par des prises de décisions radicales du gouvernement, et la lutte difficile sur les horaires d’ouverture des commerces et le travail du dimanche, les syndicats sont aujourd’hui très vigilants sur l’organisation du temps de travail et la protection des conventions collectives. Sans compter quelques affaires emblématiques, comme la faillite de Liberty Steel et la place d’ArcelorMittal au Luxembourg.
Après ce rendez-vous du 7 janvier, les syndicats confirment que de nouvelles réunions sont prévues en tête-à-tête avec le ministre. Sans les patrons donc. Un retour du dialogue dans l’optique de “renforcer les droits des salariés”. Qui devront surveiller de près la direction prise par le gouvernement, dont l’objectif reste de flexibiliser les conditions de travail.