
Le spécialiste de l'institut écologique de Berlin tente de proposer une certaine sécurité d'approvisionnement en énergie durable. Il n'est pas d'avis que la subvention des carburants par l'État afin de compenser le pouvoir d'achat des citoyens est une bonne piste.
La situation du Luxembourg est similaire à d'autres pays européens et Félix Matthes précise que "ce qui est entrepris correspond trop au principe de l'arrosoir. Nous devons nous occuper des réels problèmes, qui ne concernent pas la voiture mais bien le chauffage. Les ménages les plus pauvres vont être confrontés à une charge 7 à 8 fois plus forte. Il faut développer des structures et des concepts qui visent les secteurs les plus importants: les ménages les plus défavorisés, mais aussi l'industrie afin d'éviter qu'elle choisisse la délocalisation".
Il souligne néanmoins que la situation n'est pas aussi dramatique au Luxembourg qu'en Allemagne par exemple où l'essence est subventionnée à hauteur de 30 centimes et le diesel de 14 centimes alors qu'au Luxembourg, la subvention est de 7,5 centimes par litre.