
Derrière l'appellation d'origine suisse de "progression à froid" se cache une baisse d'impôt. Lorsque le coût de la vie augmente, les salaires sont en principe indexés à cette augmentation. Dans un tel cas de figure, cela fait du bien au porte-monnaie. Toutefois, le risque de voir son revenu franchir un nouveau palier fiscal, imposé à un taux plus élevé que le précédent, est bien réel. Ainsi, un salaire indexé peut être taxé selon un taux plus élevé alors que sa valeur réelle n'augmente pas. Autrement dit, le pouvoir d'achat diminue. La progression à froid désigne donc une conséquence de la progressivité de l'impôt dans une situation d'inflation.
C'est précisément ce que l'OGBL veut arrêter au Luxembourg: "cette progression à froid doit être immédiatement être interrompue", a lancé Nora Back, la présidente de l'OGBL, "le gouvernement doit agir sans plus tarder encore avant la fin de cette législature". Le syndicat veut d'ailleurs lancer une campagne dans ce sens au mois de janvier.
La crise du logement était également à l'ordre du jour: "nous devons combattre la spéculation sur le marché immobilier, là où l'impôt foncier échoue partiellement", constate l'OGBL. L'accord salarial dans la fonction publique, signé vendredi dernier, a également été discuté. L'OGBL se dit "tout à fait surpris" de ne pas avoir été invité aux négociations et Nora Back de conclure que "les prochaines se feront obligatoirement avec nous".