
Trois ans après le déclenchement de la pandémie de coronavirus, les dernières mesures de protection arrivent à leur terme. L'obligation du port du masque dans les secteurs de la santé et des soins à la personne va être supprimée dans le courant du mois de mars. Les représentants des secteurs concernés étaient demandeurs et saluent par conséquent cette décision.
La situation est actuellement qu'il n'y a plus que quelques cas de Covid dans les hôpitaux, fait comprendre le Docteur Philipe Turk, président de la FHL, la Fédération des hôpitaux luxembourgeois. Il y a six semaines, un avis avait également été communiqué au ministère, spécifiant que l'obligation du masque ne se justifierait plus, notamment en pensant au quotidien du personnel:
"Travailler avec un masque pendant trois ans a été insupportable et épuisant. Je pense que c'est un grand soulagement pour le personnel maintenant."Bien sûr la question se poserait en général de la manière d'éviter les infections respiratoires dans les hôpitaux. Des mesures de protection ponctuelles dans certains services pourraient être maintenues. Des obligations générales de port du masque basées sur des consignes internes, ne seraient pas recommandées aux hôpitaux et le docteur Turk considère également que chaque clinique ne créera pas de règles propres en matière de coronavirus.
Même son de cloche à la COPAS, la fédération des prestataires de services dans le secteur des soins. Son président, Marc Fischbach, est également d'avis que chaque établissement n'a pas besoin de règles ou de recommandations propres:
"Cela n'a aucun sens de formuler des recommandations supplémentaires qui n'ont aucune base légale. Notre position est de revenir aux règles d'hygiène habituelles d'avant la pandémie. Cela signifie que nous traitons le Covid comme toute autre infection."
Chaque structure pourra bien sûr définir ses dispositions internes elle-même. De manière générale, du fait de l'évolution sanitaire positive, la COPAS peut vivre avec le projet de loi prévu. Un projet qui annoncerait la fin de la pandémie, selon Marc Fischbach.
Cela fait déjà un moment que les résidents de maisons de retraites ou de soins n'ont plus besoin de porter un masque. Mais ils se réjouissent qu'avec la prochaine loi Covid, le personnel pourra à nouveau également travailler sans masque. Cela fera bientôt trois ans qu'ils n'ont plus vraiment vu les visages des soignants et qu'ils les entendent souvent avec difficultés. Ils ne pourraient plus se rappeler certains visages et ils n'auraient au fond jamais vu ceux du personnel embauché pendant la pandémie.
Pour le moment, les pensionnaires craignent peu une infection au Covid. Dans les établissements du groupe Servior, par exemple, ils auraient quasiment tous reçu quatre doses de vaccin. Le variant actuel du coronavirus, moins virulent, ainsi que la vaccination contribueraient au fait que les cas de la maladie seraient moins graves et que des clusters ne se constitueraient pas aussi rapidement.