
Une séance compliquée et pénible pour la famille des victimes, surtout lors de la présentation par un enquêteur de l'inspection générale des photos des cadavres.
En outre, le tribunal a fait écouter la conversation téléphonique de l'inculpé avec les secours en septembre 2016 juste après la prise du poison dans l'appartement de l'ancien policier.
L'inculpé a indiqué à 14h29 que sa sœur et son compagnon étaient tombés dans les pommes chez lui et qu'ils respiraient difficilement, ce qui lui semblait pénible. Malgré une tentative de réanimation, leur mort non naturelle est prononcée à 16h32. L'ex-policier se retrouve rapidement parmi les suspects. Trois jours plus tard, les experts confirment que les victimes ont été empoisonnées au cyanure.
Le lendemain, l'individu est arrêté. Il déclarera lors d'un interrogatoire que les victimes avaient bu un shot d'alcool et qu'elles avait souligné son goût "bizarre". L'ex-policier avait d'abord indiqué avoir acheté des substances sensées être "amusantes" sur le darknet. Devant le juge d'instruction, il confirmera avoir mis du poison dans leurs verres, tout en sachant que cette substance était mortelle, mais sans avoir l'intention de tuer, selon l'homme au juge d'instruction.
L'enquêteur de l'IGP (Inspection Générale de la Police) a également fait référence à deux auditions de la voisine en septembre et en octobre 2016 après le décès de la maman en août 2014. La mère se serait évanouie devant la voisine qui pensait qu'elle était décédée sur le coup. Le fils aurait rapidement été présent sur place et aurait dit à la voisine de ne pas appeler les secours car il était au courant de la situation médicale de sa mère. Selon la voisine, il l'aurait tirée à l'intérieur de l'habitation en la prenant dans les bras. Plus tard dans la soirée, le même fils aurait déclaré à la voisine que sa maman se sentait mieux et qu'elle prenait un bain avant de partir.
Le lendemain, la voisine aurait appris de la sœur, la future victime, que la mère était décédée dans sa baignoire. Ces déclarations de la voisine avaient été catégoriquement réfutées par l'homme en question lors d'un interrogatoire avec les forces de l'ordre.