Affaire du plagiat de Bettel"Les partis au gouvernement doivent tirer les conclusions"

RTL Infos
"Avec son affaire de plagiat, le Premier ministre, Xavier Bettel, a causé des dégâts, au Luxembourg et à l'étranger", lance le CSV, principal parti d'opposition.
© Didier Weber

Le DP, mais aussi les partenaires de la coalition, le LSAP et déi Gréng, doivent se demander s'ils peuvent accepter que le gouvernement luxembourgeois et le pays aient perdu de la crédibilité à l'étranger, a déclaré le président du CSV,  Claude Wiseler, à propos de l'affaire de plagiat au cours d'une conférence de presse ce mercredi.

Il a ajouté que d'une part, Xavier Bettel a perdu sa crédibilité et que d'autre part, il a fait une faute déontologique et prouvé ce que nous aurions déjà su: que Xavier Bettel serait approximatif dans son travail politique.

Dans l'immédiat, le CSV ne réclame pas sa démission, mais une réunion va avoir lieu avec les instances du parti pour poursuivre les discussions sur cette affaire de plagiat.

LES AUTRES RÉACTIONS

La décision de retirer son travail malgré l'offre de l'Université, montrerait que la renommée de la science et du travail scientifique, tout comme la réputation de l'Université de Nancy, ne laissent pas le ministre d'Etat indifférent, dit le président du groupe parlementaire libéral, Gilles Baum. Même une perte d'image à cause de l'affaire de plagiat ne serait pas à évoquer.
"Le Premier ministre est évalué sur le travail qu'il réalise avec son parti. Qu'il réalise avec son équipe gouvernementale. Il est évalué sur les décisions qu'il prend. Si nous commençons à aller rechercher si loin dans le passé, si des erreurs ont été commises... Je veux dire encore une fois très clairement que j'ai lu le rapport de l'Université de Nancy et j'ai lu aussi l'exposé des deux rapporteurs. Je pense, je constate que l'Université confirme que les pratiques et les critères d'il y a 20 ans étaient différents de ce qu'ils sont aujourd'hui. Et qu'il faut regarder tout cela sous le prisme de l'époque."

Pour le président du groupe parlementaire socialiste, Yves Cruchten, l'affaire est à présent close. L'affaire de plagiat n'aurait certainement pas été bonne pour le Premier ministre, elle lui aurait peut-être causé une fêlure, mais pour lui, il n'y aurait aucune raison de douter de l'intégrité de Xavier Bettel. En tout cas, la coalition ne serait pas lésée par cette affaire.

Très critique, le député des Piraten Sven Clement parle d'une faveur que l'Université de Nancy fait au ministre d'Etat pour améliorer son travail après coup. A l'avenir, tous les étudiants pourraient utiliser cette excuse bienvenue s'ils sont surpris à plagier. L'intégrité scientifique serait ici piétinée. On aurait un peu l'impression que cela a été négocié dans les coulisses.
"Xavier Bettel a utilisé la technologie et ainsi peut-être un peu dupé son directeur de mémoire. Ce qui était problématique pour l'Université, était qu'immédiatement après les révélations, le directeur de mémoire a couvert complètement Xavier Bettel et a dit que c'était toujours ok aujourd'hui. Et l'Université n'avait quasiment plus d'autre choix, car désavouer un éminent directeur de mémoire, en tant qu'Université, cela aurait également semblé étrange. De sorte que j'ai le sentiment qu'il a été tenté par tous les moyens un peu dans la méthode, non seulement de ‘Saving Private Xavier’, mais aussi de ‘Saving the Directeur de mémoire’."

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