
5,8% d'inflation cette année, 2,8% l'an prochain. S'ils n'avaient pas été décalés, d'autres index tomberaient plus tôt que prévu. L'opposition parlementaire critique le fait que le gouvernement n'ait actuellement aucune réponse sous la main, pour réagir à la perte de pouvoir d'achat.
Cela devient pire que le scénario qui a servi de base aux négociations de la Tripartite. Les modèles d'alors du Statec sont à présent dépassés, affirme Myriam Cecchetti, députée du parti "déi Lénk". "Ceux-ci devraient déjà être à nouveau recalculés et ajustés. La 'surcompensation', comme on dit, est limitée dans le temps. Et qu'est-ce qui viendra ensuite? Les gens ont des problèmes de plus en plus graves avec l'inflation actuelle.“
Il est clair à présent que l'index annoncé pour août, pourrait déjà échoir en juin. Les mesures issues de l'accord tripartite prévoient cependant, qu'il ne sera pas appliqué, mais repoussé au printemps 2023. Or il devient de plus en plus probable qu'un nouvel index tombe avant avril 2023. Trois ministres étaient présents jeudi à réunion de la Commission spéciale "Tripartite" à la Chambre. Le coprésident du groupe parlementaire CSV, Gilles Roth, déplore cependant le manque d'explications.
"Personne n'a pu aujourd'hui nous donner une réponse à notre question spécifique, comment la perte de pouvoir d'achat d'un nouvel index serait compensée. Cela nous semble être préoccupant. La Chambre a besoin aussi de la prévisibilité des lois qu'elle élabore. Nous souhaiterions que le Statec, en collaboration avec les ministres, présente aux députés des chiffres actualisés. Nous discutons de tout un paquet, qui entretemps atteint un milliard d'euros. Là, une transparence totale doit jouer.“
Le ministre de l'Economie, Franz Fayot, a assuré mercredi lors d'une conférence de presse, "qu'aucun index ne sera annulé". Il arriverait alors un moment où plusieurs index cumulés devraient être payés. Que les salaires augmentent alors, par exemple, de 7,5% d'un coup, Myriam Cecchetti ne peut pas l'imaginer. "D'une manière ou d'une autre, des index ne seront pas payés.“
Les nouvelles prévisions du Statec rendraient nécessaires des compensations supplémentaires, selon le président du groupe parlementaire ADR, Fernand Kartheiser. "En fait , la Tripartite devrait maintenant continuer pour examiner avec quelles mesures, au moins les personnes aux faibles revenus, seront compensées ces deux prochaines années. Ce serait normal. Il est de la responsabilité des syndicats et du patronat, en collaboration avec le gouvernement, de continuer à négocier. Le problème va s'aggraver la prochaine fois.“
Le CSV et déi Lénk demandent qu'à long terme, les barèmes fiscaux soient adaptés à l'inflation. Et déi Lénk se voit confirmée dans ses revendications de changements structurels profonds.
Le ministère des Finances a confirmé à Paperjam que le crédit d'impôt prévu pour compenser les coûts énergétiques, sera versé une première fois en juillet. Soit quand le prochain index tombera. Selon les informations de nos collègues de RTL, le Statec est en train de traiter les questions posées par les députés à cause de l'actualisation des prévisions.