Horeca, CovidCheck, isolementLes mesures Covid seront bientôt allégées au Luxembourg

Maurice Fick
Le frein à main tiré en décembre à cause de la 4e vague peut être desserré au vu de la situation! Le Luxembourg s'apprête à alléger les mesures de restrictions dans l'horeca, la vie privée et rendra le CovidCheck au travail facultatif.
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"Avec la situation actuelle on peut assouplir certaines restrictions pour donner plus de libertés et revenir à une vie plus normale", a posé d'emblée le Premier ministre Xavier Bettel. Le Premier ministre et la ministre de la Santé ont fait un point presse ce vendredi à l'issue d'un second conseil de gouvernement cette semaine, pour annoncer l'allègement de toute une série de mesures en place depuis début janvier.

La date d'entrée en vigueur des mesures moins restrictives n'est pas fixée. Mais ce "lundi le texte va être déposé, le Conseil d'Etat donnera son avis, puis il devra être voté à la Chambre des députés", a dit Xavier Bettel. Ce qui pourrait être le cas dès vendredi 11 février. Une fois votée, la nouvelle loi sera en vigueur durant deux mois, donc jusque mi-avril environ.

Comme RTL 5 Minutes l'avait annoncé il y a deux jours, les cafés et les restaurants ne devront plus fermer à 23 heures et la vie nocturne pourra reprendre dans les discothèques. Dans tous ces établissements le régime 2G sera remplacé par le régime 3G (vacciné, guéri ou testé). Les tests négatifs seront à nouveau acceptés pour entrer.

Le CovidCheck obligatoire au travail depuis le 15 janvier dans toutes les entreprises deviendra à nouveau facultatif. À partir du moment où le régime 3G n'est plus appliqué, le respect des distances de sécurité et du port du masque s'imposeront. Les primo-vaccinés pourront continuer à se faire tester tous les jours jusqu'au 28 février. À compter de cette date, ils ne recevront plus qu'un seul bon par semaine pour se faire tester gratuitement. Mais une règle ne change pas: "Personne ne pourra être licencié", assure le Premier ministre.

FIN DE LA QUARANTAINE, ISOLEMENT MOINS CONTRAIGNANT

Et il précise que "toutes les mesures sont supprimées dans le cercle privé"même "s'il faut continuer à se tester" avant de recevoir du monde chez soi. Les événements publics peuvent à nouveau être organisés pour 2.000 personnes avec CovidCheck. Au-delà, un concept sanitaire devra être approuvé par la direction de la Santé.

Les règles de quarantaine ne s'appliqueront plus aux non-vaccinés. C'est déjà le cas actuellement pour les personnes vaccinées. En cas de contact avec une personne positive au Covid-19, les non-vaccinés devront se tester durant cinq jours et porter un masque FFP2 lorsqu'ils entrent en contact avec d'autres personnes.

Les règles relatives à l'isolement changent aussi: une personne contaminée mettra fin à son isolement dès qu'elle sera testée négative deux jours consécutifs.

Seul dans les hôpitaux et maisons de soins, le régime 3G+ (avec tests certifiés) reste en vigueur.

NOVAVAX ET OBLIGATION VACCINALE DANS LES TUYAUX

La ministre de la Santé, Paulette Lenert, ne cache pas qu'"on est plus haut que jamais au niveau des nouvelles infections, mais grâce à la vaccination, nous pouvons vivre autrement avec le virus". En moyenne, 15.000 nouvelles infections sont déclarées par semaine au Luxembourg.

Comme jeudi déjà, elle assure que la situation se détend dans les hôpitaux en rappelant que le vaccin protège des formes graves du Covid-19 et qu'"un non-vacciné a 19 fois plus de chance de se retrouver en soins intensifs".

Paulette Lenert estime en ce début février que "nous sommes au pic de la vague" Omicron et que des mesures prise en décembre "ne font plus de sens aujourd'hui" avec le recul dont on dispose sur la pandémie.

Elle annonce que le 21 février, "9.000 doses de Novavax seront livrés et 30.000 doses supplémentaires d'ici fin mars". Mais le nouveau médicament ne sera utilisé "que dans les centres de vaccination car il contient 10 doses", explique la ministre de la Santé. Elle "espère que 2022 sera l'année de la sortie de crise".

Xavier Bettel a déclaré que ces assouplissements "ne sont pas en contradiction avec la nécessité d'une obligation vaccinale" pour se protéger "contre une vague potentielle de nouveaux variants".  Il est clair que le gouvernement "défend l'obligation vaccinale" qui est à voir comme "une sécurité pour l'automne". Son espoir est que "les textes soient votés dans les semaines à venir".

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