
Dans une économie au rythme fou et pesant désormais plus de 500.000 travailleurs, comment garantir leur bien-être jusqu'à 8h par jour et 40h par semaine ? Selon le rapport du Statec, un travailleur sur sept seulement n’est pas satisfait de son emploi au Luxembourg. Ce niveau est "très faible" souligne l’institut dans son rapport "PIBien-être". Avec une note de 7,7 sur dix, ils se classent parmi les meilleurs en Europe.
Mais alors, qu’est-ce qui rend les résidents luxembourgeois mécontents de leur situation professionnelle ? Selon les statisticiens du Statec, tout dépend des caractéristiques de l’emploi, de l’âge ou encore de la nationalité.
Les heures supplémentaires, le travail posté et l’âge sont, dans l’ordre, les plus susceptibles de jouer sur ce niveau de satisfaction."Les employés travaillant des heures supplémentaires sont, avec 19%, les plus insatisfaits." Ceux qui n’en font pas plus que ce que requiert leur contrat se disent plus satisfaits.
Les hommes auront tendance à être légèrement moins contents de leur job que les femmes. De la même manière, les jeunes (15-34 ans) se montreront plus exigeants que les autres.
À l’inverse, les Luxembourgeois sont plus souvent heureux de leur situation que les employés ayant une autre nationalité. C’est encore plus vrai pour les fonctionnaires du service public, plus satisfaits que les employés du secteur privé. Évidemment, le niveau de salaire n’y est pas étranger: les employés les mieux payés se plaignent moins de leurs conditions de travail.
Le Statec conclut qu’il n’y a "pas de différence d'insatisfaction en fonction du type de contrat (CDD ou CDI) et du degré de travail autodéfini (plein temps contre temps partiel) et de l'état civil (vivre avec époux/se ou pas)". Bien que cités plus haut, l''écart entre les sexes est jugé non significatif. Tout comme les niveaux d'éducation et le temps de trajet vers le travail.
En revanche, le rapport indique que "les personnes ne faisant pas de télétravail et celles ayant effectué 32h ou plus par semaine sont plus fréquemment insatisfaites". Ceux pouvant profiter du homeoffice sont eux moins sujets à cette insatisfaction.
En sortie de pandémie, de deux années de télétravail et face au désir de certains d'avoir plus de temps pour soi, le travail va-t-il perdre son importance dans nos vies de tous les jours?
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