Esch/AlzetteLes conditions du "registre d'attente" des colocations posent problème

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Selon Marc Baum, cette méthode utilisée à Esch-sur-Alzette ne dispose d'aucune base légale.
© Esch-Uelzecht / Screenshot

Il s'agit à nouveau du PAG et plus spécifiquement des colocations, un sujet qui a déjà provoqué pas mal de réactions et de stupéfactions ces derniers jours.

Marc Baum, conseiller communal déi Lénk, déplore le comportement du service population de la commune envers les personnes sortant d'une colocation ou désirant s'inscrire dans une telle habitation. Celles-ci sont inscrites dans un "registre d'attente", ce qui les privent de différents services municipaux tout comme certains droits sociaux comme le revis ou l'allocation de vie chère.

Ces locataires sont ainsi pénalisés, selon Marc Baum qui prend l'exemple de la ville de Luxembourg qui a adopté une autre méthode:
"Le bourgmestre peut contrôler si le bailleur respecte les conditions. Dans le cas contraire, c'est au propriétaire que revient la responsabilité du relogement. Cette manière permet de protéger les locataires d'éventuels abus, mais surtout des marchands de sommeil".

59 personnes sont actuellement inscrites dans ce registre et il faudrait absolument leur rendre leurs droits sociaux, selon déi Lénk. Daniel Codello, indépendant au conseil communal, est également choqué par la situation:

"Quand j'entends le mot "dégradé", je ne sais pas comment on peut signer un tel document qui dégrade les citoyens de la ville. Ce n'est pas possible".

Marc Baum critique également l'obligation de signer une déclaration sur l'honneur expliquant la relation entre les cohabitants. Il s'agit clairement d'une intrusion dans la vie privée des gens et cette pratique doit, selon le conseiller, être immédiatement suspendue.

Le bourgmestre d'Esch-sur-Alzette Georges Mischo a expliqué que le vote du PAG était décalé en raisons des nombreuses questions encore sur la table:

"Nous avons déjà précisé que ce lien affectif et la déclaration sur l'honneur feraient partie des discussions afin d'éclaircir la situation et de trouver des solutions".

Georges Mischo a également tenu à préciser que ces pratiques de refus de colocations existaient déjà avant sa nomination au poste de bourgmestre en citant plusieurs lettres envoyées à des citoyens entre 2008 et 2016.

Une campagne d'information à ce sujet sera d'ailleurs lancée en septembre.

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