Fin des travauxLa vitesse va repasser à 90 km/h sur le viaduc de Beauregard

Maurice Fick
L'énorme chantier de confortement de la culée du viaduc de Beauregard prend fin sur l'A31 à Thionville. Dès ce mardi 23 juin, la limitation de vitesse à 70 km/h mise en place pour éviter que le pont ne s'écroule durant le chantier doit être levée. Elle repassera à 90 km/h, comme avant.
Depuis mai 2025, la vitesse était limitée à 70 km/h sur le viaduc de Beauregard à Thionville. Ce 23 juin 2026 marquera le retour aux limitations de vitesse qui étaient en place avant les travaux sous le double pont.
Depuis mai 2025, la vitesse était limitée à 70 km/h sur le viaduc de Beauregard à Thionville. Ce 23 juin 2026 marquera le retour aux limitations de vitesse qui étaient en place avant les travaux sous le double pont.
© Maurice Fick / RTL

"Le sarcophage est terminé. Il reste quelques finitions à réaliser comme de mettre des garde-corps, des clôtures définitives ou encore d'enlever la base vie qui avait été mise en place pour le chantier", résume Benjamin Collin, adjoint au responsable du service d'Ingénierie routière Grand Est, chargé de l'énorme chantier de rénovation de la culée qui porte le tablier du viaduc de Beauregard, dans le sens Metz-Luxembourg.

Lancée à la mi-2024, l'opération de confortement de la culée arrive à terme ce 23 juin 2026. Le vice-président de la Région Grand Est délégué aux Transports, Thibaud Philipps, sera à Thionville ce mardi matin pour une visite de fin de chantier.

Pour les frontaliers et les usagers de l'A31 (80.000 véhicules passent tous les jours sur le viaduc), la fin des travaux est synonyme de "retour à la normale". Selon les informations de RTL Infos, ce mardi marquera en effet le retour aux limitations de vitesse qui étaient en place avant les travaux, c'est-à-dire 90 km/h pour les voitures et 80 km/h pour les poids lourds. Les radards sur le viaduc devraient être réglés en conséquence.

Depuis mai 2025, la vitesse sur le viaduc avait été limitée à 70 km/h pour éviter tout risque de devoir fermer l'ouvrage-clé à cause des secousses liées au trafic. Les travaux sous le plus grand viaduc de l’A31 ont fait l'objet d'une surveillance de 24 heures sur 24 à cause des risques de secousses et de vibrations susceptibles de faire bouger la culée malade.

L'ouvrage d'art datant de 1972, il était devenu urgent de faire ces travaux pour cause de grande fatique de sa culée en terre armée. Plusieurs défauts de taille avaient été diagnostiqués sur l'immense pied du pont, rouillé de l'extérieur et en partie de l'intérieur.

Tout autour du pied a été coulée une dalle de 10 mètres de large et 1,40 m d'épaisseur qui repose sur 148 pieux ancrés à 20 mètres de profondeur. Pour confiner la culée fatiguée, un énorme sarcophage en béton armé a été construit tout autour. Une grosse carapace de 3.200 m3 de béton, finalement comblée de 30.000 tonnes de remblais !

En septembre 2025, RTL Infos s'était rendu sur l'immense chantier qui s'est déroulé à une douzaine de mètres sous le tablier du pont.

Restent à fixer quelques écailles préfabriquées en béton pour finaliser le confortement de la culée guérie sur sa partie haute. Mes anciennes écailles métalliques qui tenaient la structure en terre armée sont restées en place.

Les responsables du chantier assurent que "c'est reparti pour 100 ans" !

Le coût global de l'opération est de 13 millions d'euros, annonce la Région Grand Est qui a piloté les travaux.

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