
8.000 personnes sont concernées au Luxembourg et leurs conditions de travail deviennent de plus en plus compliquées, selon le LCGB, syndicat majoritaire dans le secteur du transport. Les responsables demandent plus d'équité.
Pendant la crise sanitaire, les camionneurs ont été particulièrement sollicités, afin de transporter de nombreux produits, à destination des supermarchés, entre autres. Un secteur essentiel pour faire fonctionner le système mais qui n'a pas droit à sa part de reconnaissance. Ce sont surtout les conditions actuelles de travail et de rémunération qui inquiètent le LCGB.
De nombreuses entreprises ne respectent pas le contrat collectif, le Droit du travail, les temps de repos légal et les heures supplémentaires ne sont pas payées. Des patrons obligent même leurs employés à inscrire une pause alors qu'ils sont en pleine charge ou décharge de leur camion, des phases clairement décrites comme faisant partie du temps de travail réglementaire.
Une nouvelle réglementation européenne créée encore plus de frustrations depuis le 1er mai. Après une dérogation de dix ans, si le salarié travaille plus d'un quart du temps où il habite, il doit s'y affilier à la sécurité sociale. Dans un petit pays comme le Luxembourg, en tant que camionneur et frontalier, cela peut aller très vite. La moitié des camionneurs sont des frontaliers, environ 800 d'entre eux sont touchés plus particulièrement avec le gros désavantage de la désaffiliation à la CNS, la perte des allocations familiales, du congé parental et éventuellement de la pension.
De plus, certaines sociétés forcent leurs chauffeurs à signer un avenant afin de ne pas respecter le contrat collectif ou le Droit du travail luxembourgeois. De cette manière, le patron peut économiser la moitié mais le camionneur ne gagne que la moitié.
Des conditions qui ne contribuent pas à l'attractivité du Luxembourg dans le secteur des transports selon le LCGB qui exige une solution équitable pour tous les chauffeurs concernés.