Double meurtre à BereldangeLes caractéristiques de l'auteur du crime

RTL Infos
L'ex-policier a été décrit comme "Remarquablement calme, malgré les circonstances dramatiques" ainsi que "distancé et émotionnellement détaché".

En ce quatrième jour de procès dans l'affaire d'un double meurtre à Bereldange au tribunal de Luxembourg-Ville, l'enquêteur de l'IGP (Inspection générale de la police) a souligné ce vendredi matin les énormes moyens mis en œuvre dans le cadre de cette affaire.

Dix agents, huit de l'IGP et deux de la PJ (police judiciaire) ont travaillé sur ce dossier. L'inspection générale de la police a repris l'enquête cinq jours après les faits. Des images provenant de caméras de surveillance placées dans les environs de l'appartement ont été analysées. Elles montrent que les victimes sont arrivées vers 14h20 à Bereldange. L'appel de l'inculpé avait déjà été reçu par le 112 à 14h29.

Des connaissance de l'inculpé l'ont décrit comme "déterminé quand il s'était mis quelque chose en tête". Le surnom de l'individu concerné était d'ailleurs "de Rosenen" ["le fâché", NDLR]. Les jours suivant les faits, l'ancien policier aurait également demandé à un ami s'il ne voulait pas reprendre l'appartement de sa sœur. Le quotidien de l'inculpé tournait en outre autour des vêtements de marques et des voyages, selon un proche, l'argent avait une grande importance aux yeux de cet ancien membre des forces de l'ordre. La vente de l'appartement devait justement lui procurer un montant non-négligeable, une somme qu'il aurait dû partager avec sa sœur.

Le docteur du SAMU arrivé sur place au moment des faits a expliqué qu'en dix ans de métier, il n'avait jamais cela: les deux personnes avaient été victimes de quelque chose de foudroyant, selon ses dires. L'inculpé est resté de marbre face à la scène, le docteur a même dû attendre que ce dernier termine une discussion avec des amis pour lui faire part de l'annonce des décès. L'homme s'est montré très passif, malgré la gravité de la situation. Le docteur avait même l'impression qu'il s'agissait d'une personne inconnue qui gisait sur le sol de son habitation et non sa propre sœur.

L'ancien policier s'est seulement comporté de manière nerveuse à partir du moment où le contenu de l'estomac du compagnon de sa sœur a été extrait du corps.

Ce procès continuera mercredi prochain.

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