
Le CLAE et le Cercle de coopération des ONGD Luxembourg représentent à eux deux, 258 associations qui œuvrent dans des domaines variés et sont liées aux questions d'immigration, de coopération et de solidarité internationales. Ces association, très souvent animées par des bénévoles constitue une richesse pour la société et pour la cohésion sociale.
De nombreux pans de la société ont été très touché par la crise sanitaire de ces derniers mois et il est bien évident que le monde associatif n'a pas été épargné. Au contraire.
Le sondage du Cercle, réalisé en avril, a montré que pour les populations et associations des pays en développement soutenues par les ONG luxembourgeoises, la crise socio-économique liée aux mesures de confinement et au ralentissement de l’économie signifie un énorme appauvrissement notamment pour les groupes de populations les plus vulnérables.
L’enquête du CLAE, réalisée en mai, à laquelle 125 acteurs de la société civile luxembourgeoise ont pris part, a révélé que 90% des associations répondantes estimaient que la crise avait eu des répercussions sur leur structure. Près de 25% estiment même que les difficultés rencontrées au niveau financier remettent en cause l'existence de l'association.
Aggravation de situations existantes déjà fragiles, perturbation dans les missions de lien social et difficultés financières se heurtent à une réponse des pouvoir publics que les structures n'estiment "pas à la hauteur des enjeux actuels et à venir".
"Peu de mesures sont prises pour consolider les efforts des associations pour ne mettre en péril leur travail et des emplois. L’annonce de coupes budgétaires en 2021 pourrait être fatale pour nombre d’entre-elles", soulignent-elles.
Plusieurs recommandations et revendications sont énoncées comme la reconnaissance de l'engagement bénévole pour maintenir le tissu associatif, l'accompagnement des associations autour de la gestion du bénévolat ou un budget spécifique pour soutenir les association en crise.