
25 ans de prison, la grande partie sans libération conditionnelle. C’est la peine requise ce mardi par le parquet dans l’affaire sordide du "meurtre au marteau". En février 2022, une femme avait tué son mari à coups de marteau à leur domicile de Heispelt, un village situé non loin du Lac de la Haute-Sûre.
Le représentant du parquet a souligné dans son réquisitoire l'extraordinaire cruauté et insensibilité de l'accusée. Alors que son mari gisait mort dans la cave, elle a continué à vivre normalement pendant des jours et des semaines.
Mais dans quelle mesure l’accusée, qui souffre de schizophrénie, est-il pleinement coupable de son acte? C'était la question au centre des débats en ce troisième et dernier jour du procès.
Le 13 février 2022, elle a battu son mari avec un marteau alors qu'il regardait la télévision. Elle l'a ensuite traîné dans la cave non chauffée, où il est probablement décédé au moins 24 heures plus tard. Mais ce n'est que trois semaines plus tard que la police a eu connaissance de l'affaire et a arrêté la femme. Elle a témoigné que son mari l'avait déjà menacée avec un couteau et l'avait constamment insulté.
Devant le juge, l'accusée a déclaré qu'elle n'avait pas pris ses médicaments. Sans quoi elle serait simplement partie après que son mari l'ait menacée. Elle ne voulait pas le tuer, mais elle ne pouvait pas faire marche arrière dorénavant.
Elle était malade. Son mari l'avait rendue malade alors qu'elle était née en bonne santé. Plus personne ne lui aurait parlé. Personne ne l'aurait prise au sérieux. Les mots de la femme deviennent de plus en plus confus et elle se met à pleurer.
L'avocat de l'accusée a souligné sa maladie. Difficile de faire la part des choses entre la réalité objective et les hallucinations de la femme. A titre d'exemple, l'avocat cite la menace avec le couteau ou le fait que son mari, qui était un grand alcoolique, la maltraitait constamment. Après tout, il n’y aurait aucun témoin.
Dès 2017, la femme avait été soignée longuement dans un hôpital psychiatrique en Allemagne en raison de sa maladie mentale. L'avocat demande une décision équitable en raison des circonstances particulières de l'affaire. Sa cliente ne devrait pas aller en prison, mais être orienté vers une unité psychiatrique.
Le parquet pointe une nouvelle fois le rapport de l'expert psychiatre. Il a certes conféré à l'accusé une culpabilité réduite, mais pas de suspension de celle-ci. À ce jour, il ne reconnaît aucun regret chez la femme concernant cet acte.
Le verdict sera prononcé le 16 janvier.
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