
Mercredi, un terrible accident de la route a eu lieu dans la rue de Neudorf à Luxembourg. Trois personnes ont perdu la vie. Après cela, Laure Huberty, candidate "gréng" dans la capitale aux élections communales, a rendu la Ville de Luxembourg indirectement responsable. Ce que ne veut pas laisser passer le premier échevin de la Ville de Luxembourg, Serge Wilmes.
"C'est une affaire de volonté politique et cet accident est un triste exemple de crime de la route toléré", avait écrit Laure Huberty lundi en réponse à un autre post sur Twitter. Elle faisait là référence à la terrible collision qui a fait trois morts lundi à Neudorf. Le Tweet se lit comme si elle reprochait aux responsables communaux d'en être indirectement responsables.
Plus haut dans le Tweet, elle écrit que la Ville de Luxembourg aurait toujours du mal à aménager des zones 30, même si cela rend le trafic plus fluide. L'échevin CSV de la capitale, Serge Wilmes, a déjà réagi sur Facebook. Contacté par RTL, il exprime son incompréhension vis-à-vis de ce Tweet:
"C'est pour nous, en tant que collège des bourgmestre et échevins, une insinuation inacceptable, car nous sommes très clairement d'avis qu'il ne faut pas s'accaparer politiquement de tels accidents. Nous allons bientôt avoir des élections, il faut peut-être se profiler, mais il y a quand même des limites et ici, l'une d'elles a été clairement dépassée."
Il faudrait maintenant laisser la police et le parquet faire leur travail. Entretemps, Laure Huberty a supprimé son Tweet. Elle l'aurait écrit sous le coup de l'émotion, comme elle l'explique à RTL:
"Comme beaucoup d'autres, j'ai été très choquée par cet accident, c'est un terrible accident qui s'est produit. Je souhaite encore une fois exprimer mes sincères condoléances aux personnes concernées, comme je l'avais fait immédiatement sur Twitter. Dans l'émotion, je n'ai ensuite pas trouvé les mots adéquats dans le deuxième Tweet et j'en suis désolée."
Il n'aurait pas été dans son intention d'utiliser politiquement l'accident et elle n'aurait voulu en attribuer la responsabilité à personne. Le sujet de la mobilité lui tiendrait simplement à cœur et, en état de choc, elle se serait mal exprimée.
Pour rappel, les élections communales auront lieu le 11 juin, c'est-à-dire dans trois mois environ.