
Notre système scolaire est effectivement bien rodé et nos professeurs ont l'expérience nécessaire pour accueillir les jeunes arrivés d'Ukraine. Le nombre élevé d'enfants préoccupe toutefois le syndicat d'enseignants. Près de 1.200 vont venir s'ajouter à tous les autres. Si des classes de 20 sont envisagées, il s'agirait de 60 classes supplémentaires.
Mais il faut aussi le personnel et les infrastructures nécessaires, et là, il y a des lacunes depuis des années. Ce serait aussi le cas dans les maisons relais, a expliqué Joëlle Damé mardi sur RTL.
La nouvelle présidente du SEW, le syndicat d'enseignants de l'OGBL, pense que ce sera un tour de force de mener tout cela à bien.
Les enseignants auraient accompli beaucoup, déjà pendant la pandémie. Il y parviendraient s'ils n'étaient pas importunés par beaucoup trop d'autres tâches que leur travail de base, à savoir donner cours. Le SEW demande par conséquent un dialogue franc avec le ministère et un allègement des charges administratives.
Il serait également évident pour Joëlle Damé qu'un service psychologique serait utilisé pour des enfants éventuellement traumatisés.
La présidente du SEW trouve aussi dommage que les syndicats n'aient pas été impliqués dans l'élaboration du plan d'accueil des enfants réfugiés.
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