Transport internationalLe syndicat LCGB réclame une solution pour les chauffeurs de poids-lourds frontaliers

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Depuis près de deux ans, le syndicat LCGB attire l'attention sur la situation des chauffeurs de poids-lourds frontaliers dans le secteur du transport international.
© AFP (archive)

En accentuant ses pressions sur les responsables politiques, le LCGB veut parvenir à ce qu'une solution soit trouvée pour les frontaliers qui travaillent au Luxembourg en tant que chauffeur dans le secteur du transport international.

Au bout de deux ans, le syndicat est arrivé à la conclusion qu'il y a au Luxembourg un manque de volonté politique pour entreprendre quelque-chose.

A cause d'un règlement européen, les salariés concernés risquent de perdre leur affiliation à la Sécurité sociale et par la même occasion leur droit à des prestations telles que le congé parental ou les allocations familiales. Ce règlement européen prévoit que tout salarié qui passe plus de 25% de son activité professionnelle dans son pays de résidence, doit également y être affilié.

Ce risque est évidemment grand chez les frontaliers qui travaillent au Luxembourg comme chauffeurs de poids-lourds, explique Paul Glouchitski du syndicat LCGB: "Simplement parce que le Luxembourg est encadré, économiquement et géographiquement, par de grands pays, comme la France, l'Allemagne et la Belgique. Et on n'a pas besoin de faire 50 kilomètres, pour se retrouver à l'étranger. Chez les frontaliers, le risque est évidemment immense, qu'ils traversent leur pays de résidence et donc y travaillent. De cette manière, le seuil de 25% est relativement vite atteint."

Pour le LCGB, c'est inacceptable. Ses représentants ont déjà eu de nombreuses discussions afin de trouver une solution, notamment avec l'ex-ministre de la Sécurité sociale, Romain Schneider, avec le ministre de la Mobilité, François Bausch, et avec Nicolas Schmit, le Commissaire européen en charge de ce dossier. Le LCGB a aussi recherché une solution avec la Fédération européenne des travailleurs des transports ainsi qu'avec des syndicats en Belgique et en France. "La solution n'est pas de modifier un règlement européen, où 27 pays devraient donner leur accord. Le plus simple serait de négocier des accords bilatéraux avec les pays concernés et cette possibilité est prévue dans l'article 16 du règlement européen concerné."

Cette piste aurait été proposée plus d'une fois à l'ex-ministre de la Sécurité sociale, mais ça n'aurait pas avancé et c'est pour cette raison que le LCGB aurait fait le travail que le ministre aurait dû faire, dit Paul Glouchitski. Le syndicat aurait cherché dans les pays limitrophes des contacts qui pourraient aider à l'élaboration de tels accords bilatéraux. En France, c'était un député LREM du département de Meurthe-et-Moselle. "Xavier Paluszkiewiz s'est engagé à intervenir auprès des autorités françaises compétentes et à se faire fort [de promouvoir] la piste des syndicats. Nous faisons maintenant le même exercice en Belgique."

Le syndicat n'aurait pas encore pris contact avec le nouveau ministre de la Sécurité sociale, affirme le représentant du LCGB. Ce serait toutefois prévu pour bientôt. En janvier, les syndicalistes souhaitaient donner à Claude Haagen l'occasion de prendre ses nouvelles fonctions et de se familiariser avec les dossiers.

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