LuxembourgLe secteur Horeca n'en peut plus de fermer à 23 heures

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Ce couvre-feu qui s'applique à tous les établissements recevant du public est en vigueur jusqu'au 28 février au Grand-Duché.
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Un secteur confiné pendant plus de huit mois depuis le début de la pandémie et qui souffre toujours des restrictions sanitaires malgré les aides publiques.

Un petit établissement spécialisé dans les vins à Luxembourg-Ville affichait complet samedi soir près du marché aux Poissons. La patronne ne s'attend cependant pas à des rentrées incroyables puisque le chiffre d'affaires se fait principalement entre 23 et 3 heures du matin. Impossible donc pour le moment de faire des chiffres corrects.

Une restriction qui ne touche pas juste les patrons mais également les clients, qui ont souvent du mal à comprendre le sens de ces mesures. Après 23 heures, la soirée se poursuit à la maison, sans 2G+, sans CovidCheck et sans contrôle.

"Le premier confinement nous a cassé la nuque" explique Lucien Elsen, patron d'un restaurant végétarien de la capitale dont la cuisine est normalement ouverte jusqu'à 23h30, "le deuxième service est donc suspendu au moins jusqu'à la fin du mois de février". Il en est de même pour les nombreuses soirées spéciales et nuits blanches que le patron avait commencé à organiser depuis le mois de novembre afin de compenser les pertes réalisées à midi. Une baisse de rendement de 80 pourcents causée par le télétravail, l'insécurité des clients ainsi que le manque de places de parking dans la capitale.

Pendant la pandémie, de nombreux établissements ont eu recours à des prêts qu'ils doivent encore difficilement assumer de nos jours. "Depuis le deuxième confinement, plusieurs aides publiques ont été mises à disposition des propriétaires mais elles étaient liées à des pertes bien précises", déplore Lucien Elsen qui critique que le chômage partiel n'ait été couvert qu'à maximum 25 pourcents au mois de novembre.

Ce patron veut travailler pour son argent et a l'impression de s'être transformé en mendiant. Vu le sacrifice fourni pendant la pandémie, il demande que tous les établissements Horeca reçoivent une médaille d'honneur.

La propriétaire du bar à vin rappelle de son côté que la vie nocturne va bientôt rouvrir en France et que c'est là-bas que les clients iront désormais faire la fête, ou ils choisiront de partir en Belgique pour aller au restaurant car seul un certificat 3G (vacciné, guéri ou testé) y est requis.

Le reportage en langue luxembourgeoise
Um 23 Auer musse Restauranten a Bistroen zoumaachen. D’Spärstonn,déi nach bis den 28. Februar gëllt, steet an der Kritik.

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