
Le secteur de l’aviation est un des secteurs les plus touchés par la pandémie actuelle, rappelle le LCGB. De ombreuses compagnies aériennes ont déjà annoncé plusieurs milliers de licenciements (Lufthansa : 22.000, British Airways : 12.000, Air France : 7.500, SAS : 5000, Ryanair : 3.000, EasyJet : 4.500...).
Et "le Luxembourg n’est pas une île et notre aviation nationale est pleinement touchée par cette crise".
Cependant, pour le LCGB, "le secteur de l’aviation luxembourgeoise ne peut en aucun cas prendre le chemin facile, qui consiste tout simplement à réduire les coûts par la suppression d’emplois. Il est clair que le modèle luxembourgeois du dialogue social doit continuer à faire ses preuves (et plus que jamais) à travers l’outil de la Tripartite". Cette dernière est "un moyen d’accompagnement et de soutien à la pérennité des entreprises et des emplois et qui, dans l’histoire du Luxembourg, a confirmé son efficacité."
Tout au long des derniers mois, "le secteur a assuré son rôle de pilier essentiel pour le fonctionnement de la société luxembourgeoise. Les salariés de Cargolux et du Cargo-centre avec le soutien des autres départements de Luxair ont assuré un engagement total afin de garantir l’approvisionnement du matériel médical et de protection vital dans la lutte contre le COVID-19 et continuent à assurer la ligne de ravitaillement entre le Luxembourg et le reste du monde."
Le syndicat loue aussi les salariés qui ont été exemplaires en "acceptant des sacrifices personnels parfois considérables permettant aux différentes sociétés de jouer un rôle significatif dans la lutte contre la pandémie COVID-19." Sacrifices qui doivent aujourd'hui être "reconnus". "Avant cette crise, rappelons que les entreprises du secteur de l’aviation nationale connaissaient une situation financière saine et forte grâce au travail et à l’engagement quotidien de tous. Aujourd’hui, la pérennisation des entreprises ne pourra se faire en aucun cas au détriment de la santé et sécurité des salariés et surtout de leurs emplois."
Le syndicat réclame donc aux employeurs "une véritable garantie de l’emploi et des acquis sociaux" avec "une rémunération attractive et des bonnes conditions de travail pour tous les salariés". En outre, le LCGB "revendique l’établissement d’un concept d’avenir global avec des garanties et des engagements futurs sous la forme d’un accord tripartite."