
Et cela parce qu'il n'irait pas assez loin. La proposition de loi déposée à la Chambre fin 2019 par le député Sven Clement, aurait été réduite à un minimum, en raison d'un blocage du CSV et du DP.
Depuis un an, il est obligatoire d'inscrire les entretiens entre groupements d'intérêts et députés au registre de transparence. Il faut cependant constater que souvent, cela n'est pas fait, a dit Jerry Weyer, membres des Piraten lundi lors d'une conférence de presse. Seuls les Gréng et les Piraten rendraient publics tous leurs entretiens.
Le registre de transparence serait plutôt un registre de non-transparence, en ce sens que seuls le nom, la forme juridique et le nom des tiers représentés sont publiés. Pour que le citoyen puisse en tirer quelque chose, il faudrait, entre autres, retenir les objectifs de l'organisation et le budget consacré à l'effort de lobbying. C'est seulement ainsi que l'impact d'une organisation sur les processus décisionnels pourrait être estimé.
Les Piraten ont encore critiqué le fait que par le passé, même des entretiens à la Chambre n'auraient pas été portés dans le registre, alors qu'ils auraient dû l'être. Par exemple, Amnesty International ou la Croix Rouge auraient été présentes, sans que cela soit inscrit.
Le travail de lobbying ne serait pas mauvais en soi, a affirmé Sven Clement. Les députés aussi doivent prendre des informations de différents côtés dans certains dossiers. Mais pour être transparent, il faudrait que le citoyen puisse voir de qui il s'agit. Cela relèverait aussi de la responsabilité des députés à la Chambre de demander aux groupements d'intérêts de s'inscrire.