
Alors que les températures sont en chute libre et que la production d'électricité est limitée en Europe, le Luxembourg devra gérer ses ressources cet hiver.
Vendredi, le ministre de l'Énergie, Claude Turmes, a présenté le plan d'approvisionnement du pays. Mais a d'abord profité de l'occasion pour rassurer le public: le risque de coupures "ne peut jamais être exclu" mais il "n'est pas plus élevé que les années précédentes", a réagi le ministre.
En l'état, la consommation du Luxembourg est plutôt encourageante. Depuis août, les économies réalisées sur la consommation de gaz naturel sont meilleures que prévu: le Luxembourg dépasse largement son objectif de 15% de réduction. La consommation électrique mensuelle est elle aussi en-dessous des cinq années précédentes.
Surtout, le ministre de l'Énergie a également dévoilé son plan de "sécurité d'approvisionnement en électricité".
Il se base notamment sur un plan de délestage, c'est-à-dire des coupures volontaires pour éviter un "blackout". En cas de crise, si un délestage manuel est décidé, une liste de priorités établit un ordre de délestage. "Les ménages et les infrastructures critiques seront délestés en derniers" assure le ministère.
Le plan du Luxembourg repose également sur un nouvel outil développé avec Creos, qui doit permettre de garder un œil sur le niveau national de l'approvisionnement électrique du pays. Le "StroumMonitor", sorte de "météo de l'électricité" avec code couleur, doit permettre d'indiquer les heures de pointe de consommation et alerter le public en cas de risque.
