
Qu'il est difficile d'y voir clair ces derniers mois sur le plan économique. Naviguant à vue sur des eaux troubles, les entreprises luxembourgeoises ont accusé le coup, certains ayant vu leurs activités disparaître presque complètement.
La Fondation Idea, organe lié à la Chambre de Commerce, tente de chiffrer les conséquences immédiates de la crise. Et compte tenu de l'évolution de la situation sanitaire, estime même qu'un "certain regain d’optimisme semble permis à l’approche de l’été au Luxembourg". Mais à quel point?
Si elle estime que le PIB pourrait se contracter de 8,3% cette année (en respectant le scénario de déconfinement déjà engagé), Idea s'attend à un rebond en 2021 avec une croissance de 5,8%. "Au-delà du scénario sanitaire, le rôle des pouvoirs publics dans la stabilisation, puis la relance économique ainsi que le rétablissement de la confiance de tous les agents (comportements d’investissement et d’emploi des entreprises, de consommation et d’investissement des ménages) dans cette phase de retour à la (presque) normale joueront un rôle clé dans le scénario de la reprise qui reste à écrire."
C'est désormais la stabilisation et la relance assurées par l'Etat (chômage partiel pendant la crise, aides financières aux entreprises, , à la culture, au tourisme...) qui sera déterminant pour l'économie luxembourgeoise.
La relance prendra toutefois du temps dans certains secteurs, comme l'horesca, dont 43% des salariés étaient toujours au chômage partiel en début de mois. Et quand activité il y a, celle-ci est souvent plus faible que d'habitude: en mai, les estimations de baisse d'activité sont de 27,8% pour l'industrie et environ 48% pour les services et services financiers. "Ces niveaux n’ont jamais été atteints auparavant, même au plus fort de la crise financière de 2008." Oui, la relance prendra du temps.
Quelques chiffres marquants: