Liberté de la presseLe ministre des médias propose une version remaniée de la circulaire "Bettel"

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En 2021, la violence à l'égard des représentants de la presse et des médias a enregistré une recrudescence dans le monde.
© AFP (archive)

Les journalistes vivent dans une époque dangereuse, a déclaré le député libéral Guy Arendt jeudi après-midi à la Chambre, dans le cadre d'une heure d'actualité consacrée à la liberté de la presse, que son parti avait demandée.

Les menaces à l'encontre des journalistes auraient augmenté pendant la pandémie, non seulement à l'étranger, mais au Luxembourg aussi. Des journalistes recevraient des menaces de mort, des plaintes seraient déposées pour faire pression sur eux et ils seraient accusés de propager des mensonges et d'être guidés de l'extérieur.

Ce qui se passe actuellement serait inacceptable, selon Guy Arendt. Au nom de tous les partis représentés à la Chambre, le député DP a déposé une résolution par laquelle les députés s'engagent à défendre la presse et dénoncent toute incitation à la violence à son encontre.
Par ailleurs, le Premier ministre et ministre des Médias a proposé au Conseil de presse une version remaniée de la circulaire dite "Bettel", a expliqué Xavier Bettel jeudi à la Chambre, en admettant que la circulaire n'aurait pas tout à fait atteint son objectif.

Dans le cadre de l'heure d'actualité consacrée à la liberté de la presse, la députée LSAP Francine Closener et la députée verte Djuna Bernard avaient interrogé le ministre sur l'état d'avancement du dossier de l'accès à l'information. La circulaire Bettel de 2016 est controversée: elle devait favoriser l'accès à l'information, mais selon l'ALJP, l'Association luxembourgeoise des journalistes professionnels, elle est parvenue au contraire. Il est prévu que dans les ministères, les journalistes doivent s'adresser à une personne en charge de la communication, qui coordonne les demandes, et qu'ils ne peuvent plus s'adresser directement aux fonctionnaires.

Après que des données personnelles de journalistes et de personnalités politiques aient été partagées sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, et que ces personnes aient ensuite été harcelées, la ministre de la Justice, Sam Tanson, a précisé que la loi pourrait éventuellement être adaptée pour sanctionner ces actes. Ce serait prévu dans le Code civil français. La ministre examinera cela de plus près dans les semaines qui viennent.

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