
En fin de semaine dernière, une réunion s'est tenue entre le ministère de l'Environnement, le Groupement des entrepreneurs, la Fédération des entrepreneurs et les exploitants des décharges pour déchets inertes, en vue de déterminer quels problèmes pose l'ouverture de nouvelles décharges. Pol Faber, le secrétaire général du Groupement des Entrepreneurs parle d'une entrevue positive.
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La ministre de l'Environnement, Carole Dieschbourg, serait très clairement consciente de la problématique du manque de décharges pour déchets inertes au Luxembourg, selon Pol Faber. Mais ce serait un puzzle avec de nombreuses pièces, qu'il faudrait assembler. Tout d'abord, il faut trouver un terrain pour une décharge potentielle. Ensuite il faut se mettre d'accord avec le propriétaire et puis viennent encore de nombreuses procédures qui doivent être respectées et qui prennent du temps.
"Là, la ministre nous a promis qu'en tout cas de son côté, elle cherchera à ce que tout soit fait évidemment pour respecter ces procédures, mais qu'elle veillera aussi à les faire passer le plus rapidement possible", assure Pol Faber.
Car pour l'instant, on pourrait seulement avancer aussi vite que le permettent les procédures inscrites dans la loi. Mais il semble qu'il y ait également des avancées sur d'autres pistes.
"De notre côté, nous avons interprété positivement qu'il nous ait été dit qu'à partir de cette année, nous aurons au ministère de l'Environnement une collaboratrice, dont la tâche principale sera de faire avancer la coordination des décharges pour déchets inertes."
Pour Pol Faber, il est aussi important que pour l'ouverture de nouvelles décharges, on ne soit pas trop focalisé sur une région.
"L'idéal serait que nous ayons une décharge pour déchets inertes dans chaque région. La durée de vie de chaque décharge serait alors aussi beaucoup plus longue."
La décharge de Colmar-Berg, par exemple, se situerait idéalement sur une autoroute, ce qui a pour conséquence qu'elle sera plus vite saturée qu'initialement envisagé.
En résumé: un entretien positif avec la ministre, mais à présent il faut voir si des actions suivent, selon Pol Faber.