
L'ex-compagnon de la jeune femme est accusé d'avoir enlevé et tué Ana Lopes, alors âgée de 25 ans, puis d'avoir brûlé son corps dans sa voiture de l'autre côté de la frontière française.
Comme en première instance, le parquet a requis la réclusion à perpétuité ce mardi lors du procès en appel. L'un des éléments de preuves important est un rouleau de ruban adhésif gris, qui a été retrouvé à proximité de la voiture calcinée et sur lequel ont été découvertes des traces d'ADN, qui n'ont toutefois pas pu être attribuées clairement.
C'est pour cette raison que les avocats de l'accusé voulaient une nouvelle fois entendre l'expert. Ce dernier a expliqué que des traces de l'haplotype Y avaient été trouvées, ce qui signifie qu'elles pourraient être attribuées à un membre masculin de la famille, donc l'accusé lui-même, son fils, son père, son oncle ou son frère.
Le parquet a rejeté les critiques et les demandes de la défense. Les expertises auraient été valables. La demande de consultation d'un quatrième expert a été rejetée. Le procureur a dressé le tableau des faits qui ce sont déroulés le soir de la mort, dont seul l'accusé pourrait être l'auteur.
Son unique alibi était qu'il aurait été promené le chien cette nuit-là. Un alibi qui n'a pas été confirmé en raison des déclarations contradictoires de l'accusé lui-même et de sa famille. "La vérité se raconte facilement. Elle est peut-être difficile à admettre. Mais quand quelqu'un l'invente, cela devient compliqué", a dit le procureur. Le collier de serrage trouvé à l'endroit où Ana Lopes a été agressée et le rouleau de ruban adhésif, ne sont pas vendus en magasin, mais sont utilisés dans le garage, où travaillait l'accusé.