
Si la question-clef de la durée de validité du certificat vaccinal contre le Covid-19 a avancé lors du sommet européen de Bruxelles jeudi, les 27 chefs d'État et de gouvernement restent en désaccord sur les questions du changement climatique et surtout des énergies.
Après de longues négociations, aucun dénominateur commun n'a été trouvé jeudi, notamment du fait de la position anti-nucléaire du Luxembourg. Le Premier ministre Xavier Bettel est formellement opposé à la classification de l'énergie nucléaire dans la taxonomie financière durable de l'UE.
Discussion née suite à la flambée mondiale des prix de l'énergie en octobre et de la dépendance de l'Europe, alors mise en lumière. Dénoncée au Luxembourg, la flambée des prix y avait effectivement été à l'origine de records comme l'a calculé le Statec.
De nombreux pays comme son voisin, la France mais aussi la Finlande, la Pologne, la Hongrie, la Solvaquie, la Slovénie, etc. font pression pour que la Commission européenne accorde le label "vert" à l'énergie nucléaire.
"Nous avions un allié de poids aujourd'hui avec M. Scholz, qui a défendu notre position sur ce dossier. Le chancelier autrichien et aussi de notre côté. Mais ce n'était pas facile et ça a pris beaucoup de temps", a expliqué Xavier Bettel au micro de RTL, après le sommet.
Le Premier ministre luxembourgeois a regretté qu'"aucune conclusion officielle n'a été tirée. Ce qui est dommage parce que (le prix de) l'énergie préoccupent beaucoup de citoyens et il aurait été important d'avoir des objectifs communs. Mais certains pays se sont montrés très toxiques et ne voulaient pas du tout revoir leur position. Nous étions même prêts à discuter pour voir quels efforts restent à faire sur les prix de l'énergie mais en excluant l'énergie nucléaire. Mais ce n'était pas acceptable pour eux".
La Commission européenne pourrait encore publier cette année sa propre proposition. Elle risque d'être défavorable au gouvernement luxembourgeois. Ce qui n'empêchera pas Xavier Bettel à continuer à défendre sa position. D'autant que les négociations décisives seront menées au sein du Conseil des ministres de l'énergie.