Tensions au SAMULes anesthésistes défendent leur spécialisation

Céline Eischen
adapté pour RTL Infos
Dans une lettre, les anesthésistes reprochent au conseil d'administration du CGDIS de ne pas avoir suffisamment pris en compte les questions juridiques. De plus, le délai imparti au groupe de travail chargé d'élaborer le nouveau cadre de référence était inutilement court.
© CGDIS

Dans une lettre obtenue par RTL, plusieurs anesthésistes réagissent aux déclarations contenues dans un récent communiqué du CGDIS.

Dans ce communiqué, le CGDIS confirmait que le vote sur le nouveau cadre de référence avait été reporté. Parallèlement, l'attitude du Cercle des Anesthésistes-Réanimateurs a été critiquée. L'avis juridique, rédigé à la demande du Cercle, n'a été soumis au conseil d'administration que très tardivement, alors que les travaux du groupe de travail étaient déjà presque terminés. Par conséquent, il n’y avait plus suffisamment de temps pour analyser l’avis en détail et l’intégrer dans le nouveau document de référence.

Une telle approche prolonge inutilement les travaux et n'est pas conforme à l’amélioration continue de la médecine d’urgence extra-hospitalière, selon les anesthésistes.

Un processus "précipité" et opaque

Les anesthésistes se défendent désormais: l'avis juridique n'est pas arrivé à la dernière minute. Au contraire : les délais fixés pour l'élaboration du nouveau cadre étaient trop serrés.

Les problèmes juridiques avaient déjà été communiqués au conseil d'administration à un stade antérieur. Selon la lettre, le conseil d'administration aurait donc pu demander lui-même un avis juridique bien plus tôt, ce qui aurait permis d'économiser du temps et de l'argent.

De plus, les signataires se demandent pourquoi le cadre a dû être modifié si rapidement. Le niveau de qualité du SAMU luxembourgeois figure parmi les meilleurs en comparaison internationale. Comme il n’y a pas non plus de pénurie de personnel, il est incompréhensible que cette affaire ait été traitée avec une telle urgence. La version actuellement en cours de rédaction ne refléterait, en tout état de cause, pas les vues de la majorité du conseil d'administration. Les signataires affirment donc que le processus a été inutilement accéléré afin d'obtenir un "résultat prédéterminé".

Changements et améliorations

Sur d'autres points, cependant, l'urgence nécessaire fait défaut : depuis près d'un an, les anesthésistes réclament de nouvelles tenues de travail pour une meilleure sécurité, mais n'ont toujours pas reçu de réponse.

L'organisation et le fonctionnement du SAMU doivent être adaptés: le changement le plus important est qu'à l'avenir, des médecins spécialisés en médecine d'urgence pourront également les accompagner. Le SAMU ne sera donc plus composé exclusivement de médecins spécialisés en anesthésie et réanimation.

Les anesthésistes s’y opposent clairement, arguant que la qualité du service s’en trouverait diminuée. Le cadre juridique ne permet d’ailleurs pas un tel changement.

Les urgentistes voient les choses différemment : la spécialisation de l’urgentiste s’est développée ces dernières années et ils possèdent les qualifications nécessaires pour accompagner le SAMU, comme c'est déjà le cas à l'étranger.

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