
L’organisation non gouvernementale Transparency International vient de publier son dernier classement des 182 pays couverts par l’indice de perception de la corruption. Dans le classement 2025, le Luxembourg obtient un score de 78 points sur 100 possibles, ce qui le place en 8ème position, à égalité avec les Pays‑Bas. Dans l’édition 2024 de l’indice, le Grand‑Duché occupait encore la 5ème place avec 81 points. Le meilleur score jamais atteint par le Luxembourg remonte à 2015 avec 85 points.
Le pays considéré comme le moins corrompu au monde est une fois encore le Danemark, avec un score de 89 points. À l’autre extrémité du classement, le Soudan du Sud et la Somalie occupent la dernière place ex-aequo, avec chacun 9 points.
Selon Transparency International, l’indice de perception de la corruption 2025 montre que la corruption reste un défi dans toutes les régions du monde. Il existe toutefois des signes limités de progrès. Le fait que, dans de nombreux endroits du monde, des manifestations critiques envers les gouvernements éclatent, prouve que les populations en ont assez que leurs dirigeants n’aient aucune conséquence à craindre pour leur comportement, et qu’elles réclament des réformes.
Alors que le niveau de corruption a nettement reculé depuis 2012 dans 31 pays, les autres Etats n’abordent pas le problème de manière suffisamment déterminée, estime Transparency International. Leur score de corruption est resté stable au fil des années ou s’est même détérioré. Le score moyen mondial s’élève dans l’indice actuel à 42, le niveau le plus bas jamais enregistré.
Parallèlement, la situation s’est dégradée ces dernières années dans des démocraties établies telles que les États‑Unis, le Royaume‑Uni ou la Nouvelle‑Zélande. Le manque de figures de leadership globales en matière de lutte contre la corruption entraîne une baisse générale des ambitions dans ce domaine. En outre, des pays affichant un faible niveau de perception de corruption interne peuvent contribuer à l’augmentation de la corruption dans le monde, notamment s’ils facilitent le blanchiment de fonds issus de pratiques corruptrices.
Même si le niveau de corruption a augmenté dans le monde, il est possible, selon Transparency International, de relever aussi des réussites dans presque toutes les régions.
Dans la région Asie‑Pacifique, huit pays ont amélioré leur score depuis 2012. Toutefois, cette région présente de fortes disparités en matière de niveau de corruption. Souvent, des élites ayant de bons contacts s’achètent de l’influence politique.
En Amérique du Nord et du Sud, la démocratie s’est affaiblie au fil des années, car les gouvernements n’ont souvent rien fait contre la corruption. Cela a permis au crime organisé de se développer, avec un impact négatif sur la sécurité et les droits humains.
La corruption est particulièrement marquée en Europe de l’Est et en Asie centrale. En Afrique subsaharienne, la faiblesse des démocraties, parfois aggravée par des conflits armés, de l’insécurité et des troubles sociaux, empêche la stabilité économique et le développement.
Sur les dix pays les moins corrompus, neuf se trouvent en Europe de l’Ouest. Toutefois, les efforts de lutte contre la corruption y ont stagné ces dernières années. Le score moyen de la région a chuté plus rapidement que celui de n’importe quelle autre au niveau mondial.