
Le Luxembourg est loin de manquer de masques: le pays dispose à ce jour d'un stock d'environ 30 millions de masques chirurgicaux FFP2. C'est ce que l'on apprend à la lecture d'une réponse parlementaire commune signée Taina Bofferding, la Ministre de l'Intérieur, et Franz Fayot, le Ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire. Un stock suffisant pour les besoins équivalents à une période de quatre mois, telle que l'on a vécue durant la première vague de Covid-19. Ces masques, s'ils ne sont pas utilisés tout de suite, peuvent être conservés entre un à trois ans, précisent les ministres.
Depuis début mai, plus de 26 millions de masques ont été distribués aux 102 communes du pays, à l'attention des résidents luxembourgeois. Des boîtes de 50 ont ainsi été remis à chaque particulier. De plus, dix millions de masques ont été réservés pour les 205.000 frontaliers et distribués par l’armée en drive-in.
Dans cette réponse parlementaire, on apprend que les trois-quarts des frontaliers, soit 153.920 personnes, ont honoré l'offre du gouvernement et sont venues retirer leurs 50 masques sur un des 12 sites de distribution durant une période de 2 semaines. Cette période a du reste été allongée d'une semaine afin de permettre aux frontaliers non-avertis par le Luxembourg pour une quelconque raison (un déménagement par exemple, une mauvaise adresse...) de venir retirer une boîte de 50 masques.
D'après la Direction de la Santé, les frontaliers représentent 18% des infections détectées au Luxembourg. "Nous sommes toujours partis de l’idée que les frontaliers participent à notre société, cotisent à notre sécurité sociale, et que nous devons donc leur offrir les mêmes services diagnostiques et de prise en charge" écrit la Direction de la Santé dans une circulaire datée du 15 juillet 2020.
Les deux ministres ont par ailleurs fait savoir que les masques non-retirés allaient rester sur le sol luxembourgeois, et non redistribués aux pays partenaires de la Coopération luxembourgeoise, tout en soulignant que celle-ci continuait de soutenir "activement ses pays partenaires dans la lutte contre les conséquences de la pandémie du Covid-19."