Le fait que des femmes réussissent dans le sport et disposent des mêmes opportunités que les hommes n’est pas toujours une évidence. C’est pourquoi la Journée internationale du sport féminin a été lancée en 2014. Cette journée a lieu chaque année le 24 janvier. Le Luxembourg y participe depuis trois ans. L’objectif est “de valoriser toutes les sportives, mais aussi toutes les femmes actives dans le monde du sport, qu’il s’agisse d’entraîneuses, d’arbitres ou des bénévoles. Il est important de saluer leur engagement, surtout celles qui œuvrent bénévolement, mais avant tout, bien sûr, de mettre en avant les sportives pour leurs performances et leurs réussites”, explique Joëlle Letsch, vice-présidente du Conseil national des femmes du Luxembourg.
De plus en plus de communes affichent leur volonté de promouvoir les femmes dans le sport. Cette année, 20 communes ont pris part à l’initiative. Montrer aux femmes qu’elles sont tout aussi performantes que les hommes, c’est aussi le message de la nouvelle ministre des Sports, Martine Hansen. “Les femmes sont tout aussi bonnes que les hommes, et les hommes tout aussi bons que les femmes. Peut-être devrions-nous le dire plus souvent ainsi. Car lorsque nous affirmons que les femmes sont aussi bonnes que les hommes, nous partons du principe que les hommes sont meilleurs. Non, les hommes sont aussi bons que les femmes. Et quand on regarde autour de nous, nous avons toujours eu d’excellentes sportives. Mais comme je l’ai dit, le marketing (…) est quelque chose que nous devons encore beaucoup renforcer. Et nous devons aussi nous impliquer nous-mêmes. Nous devons faire encore plus de promotion de notre côté pour le sport féminin, afin de mettre en avant cette égalité,” souligne Martine Hansen
Pour célébrer cette journée, des activités sont organisées dans différentes communes, notamment à Steinsel, où se tient chaque année un tournoi de volley-ball. Qu’il s’agisse d’équipes composées de collègues de travail ou issues de clubs, il doit y avoir à tout moment au moins trois femmes sur le terrain de chaque côté du filet. “Nous, on est une majorité de femmes, donc ça prouve que ça n’a pas été si compliqué. Et il y a quand même pas mal de femmes qui jouent au volleyball, au beach volleyball à Luxembourg, donc on arrive à trouver. Non, non, c’est pas si compliqué”, indique une participante au tournoi.
L’équilibre entre travail, vie privée et entraînement est l’un des défis au Luxembourg. Il faudrait notamment veiller à ce que les femmes puissent également s’entraîner aux meilleurs horaires possibles. “Dans la formation, on travaille très concrètement sur des points comme les horaires d’entraînement, afin qu’ils ne soient pas toujours défavorables aux femmes, mais qu’ils soient les mêmes pour tous. Le budget consacré au sport féminin doit être identique à celui des hommes, sinon on n’obtient pas la même chose. Comme je l’ai dit, ce qui est important, à mon avis, c’est de rendre le sport féminin encore plus visible à l’extérieur”, précise la ministre des Sports.
Pour trouver des modèles dans le sport féminin, nul besoin de regarder au-delà des frontières : Patrizia Van der Weken et Jeanne Lehair sont par exemple les héritières de Christine Majerus et Marie Muller. “Ces modèles, ces exemples que nous avons justement avec des femmes, qu’elles aient participé aux Jeux Olympiques ou remporté d’autres tournois, doivent montrer aux jeunes filles qu’elles aussi peuvent y arriver. Peu importe le sport : il n’existe pas de sport masculin ou féminin. Dans toute la diversité que nous avons dans le sport, vous pouvez pratiquer ce dont vous avez envie”, rappelle Yuricko Backes, ministre de l’Égalité des genres et de la Diversité.
Les femmes se sont fait un nom dans le sport luxembourgeois, mais certains points doivent encore être améliorés, pour qu’elles soient mieux représentées au sein des fédérations, par exemple.