PolitiqueLe long et difficile combat contre le cumul des mandats

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Sur le fond, tout le monde est d'accord pour limiter le nombre de mandats, mais rien n'a encore été entrepris. Le cumul des mandats politiques est un énorme défi personnel.

Le président de fraction LSAP Georges Engel a abandonné son mandat de bourgmestre de Sanem vendredi dernier par manque de temps. Les partis sont tous d'avis que les mandats éléctoraux ne devraient pas être cumulés, mais certains semblent plus pressés que d'autres.

Chez déi Lénk, les statuts du parti ne permettent pas d'être échevin ou bourgmestre en même temps que député. Pour eux, trop de pouvoir serait concentré sur une seule personne et les différentes tâches représenteraient trop de travail individuel.

Les socialistes ont une approche similaire du problème. Selon le président Yves Cruchten, il est difficile de jongler entre deux mandats, mais il exprime son respect envers ceux qui y arrivent. Il soutient l'idée que la Chambre des députés fonctionnerait mieux si les mandats étaient séparés une bonne fois pour toutes, il en va de même pour les communes qui méritent d'avoir un bourgmestre ou des échevins à temps plein.

Il y a un peu plus d'un an, le Premier ministre avait demandé aux partis de formuler des propositions dans le cadre de la réforme du droit de vote. Dans ce contexte, les Verts avaient déjà demandé la suppression du cumul des mandats. Selon déi Gréng, les deux postes ne sont désormais plus compatibles, au vu des responsabilités grandissantes des autorités communales ces derniers temps.

Pour le CSV, le fait de supprimer ou d'interdire le cumul n'est pas une solution en soi. Il faudrait d'abord créer des statuts, pour les politiques communaux, mais également pour les députés. Un statut qui fixerait le salaire, la sécurité sociale ou encore la pension, afin de maintenir une sorte d'attractivité pour ces différents postes.

Pour le DP, il faut d'abord attendre la réforme de la Constitution. Une vraie réforme globale du système électoral aurait été proposée par les libéraux et non pas des changements ponctuels, comme l'a souligné la présidente du DP, Corinne Cahen.

Yves Cruchten du LSAP est d'avis qu'il s'agit d'une bonne idée, toutefois sans devoir attendre la réforme de la Constitution. Il souligne également l'importance de séparer les mandats, mais également de revaloriser les bourgmestres et les échevins dans les communes. Il est également convaincu que cette réforme devrait encore être imposée pendant cette législature grâce à une coalition forte contre le CSV qui, selon lui, tente de gagner du temps pour ne jamais la finaliser.

Dans une interview accordée à RTL, le président du CSV ne s'est toutefois pas montré si réticent à l'idée en proposant une réunion entre tous les partis avec un but: passer à l'action maintenant. Selon lui, cela fait trop d'années que rien ne bouge.

Il semblerait donc que cette réforme bénéficie d'une majorité à la Chambre des députés. Les sections jeunes des partis avaient même déjà lancé une pétition dans ce sens.

Malgré tant de volonté et de consensus de la part de la majorité des acteurs sur le terrain, aucun projet de réforme n'a encore été présenté.

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