
À l'époque, les responsables de l'association ne pensaient pas qu'ils seraient encore bloqués au Luxembourg, ce qui implique toute une série de problèmes, notamment pour le logement de ces personnes.
Les bénévoles de Slava Ukrayina s'occupent d'une cinquantaine de réfugiés au Luxembourg répartis dans des appartements et des maisons mis à disposition par des particuliers. L'association et les réfugiés sont évidemment reconnaissants suite à cet élan de générosité mais la situation se complique, car les contrats étaient prévus pour durer un an, comme l'explique Julien Doussot, président de l'association: "Et donc la on va arriver progressivement pas à pas à la fin de ces contrats et donc les familles qu’on a mises dans ces maisons, il va falloir les reloger".
10 personnes sont concernées par ce problème, dont une famille avec des enfants: "et cela, aujourd’hui, c’est notre plus grand point d’interrogation", confie Julien Doussot, "On a aucune piste, aucune solution. C’est-à-dire qu’aujourd’hui la Croix-Rouge, on travaille beaucoup avec eux, ils nous ont beaucoup aidé. Mais malheureusement de leur côté c’est la même situation."
Les personnes prises en charge par l'association ne sont plus toujours les mêmes qu'au début de la guerre. Une vingtaine de réfugiés rapatriés au Luxembourg par Slava Ukrayini ont déjà pu retourner chez eux, mais de nouvelles personnes arrivent constamment au Grand-Duché. Julien Doussot et sa compagne accueillent régulièrement des femmes et des enfants de soldats ukrainiens. L'arrivée de nouveaux réfugiés dépend à chaque fois de l'évolution en Ukraine.
"C’est ma plus grande peur, qu’il y ait une nouvelle vague", soupire le président de l'association, son propre beau-frère est lui même engagé sur le front: "Ils se préparent à peut-être une nouvelle tentative d’invasion de Kiev par la Biélorussie."
Si le président russe a réellement prévu de lancer une telle offensive à l'occasion du premier anniversaire de la guerre, il faudra s'attendre à une nouvelle affluence de réfugiés, sans savoir si le Luxembourg en accueillera à nouveau autant. La famille prise en charge au domicile de Julien Doussot ne pourra par rester indéfiniment: "Parce qu’encore une fois, je n’ai pas de solution". Le président de l'association n'étant pas en mesure de leur trouver un nouveau logement au Luxembourg, il tenteront leur chance en France.