
L'eau potable luxembourgeoise est composée à moitié d'eaux souterraines et à moitié d'eaux de surface. La consommation régulière d’eau potable a doublé au Luxembourg au cours des dernières 15 années. L'eau potable est donc de plus en plus considérée comme un aliment local et fiable.
Pour continuer à garantir la qualité de l'eau potable, une nouvelle loi a été votée fin décembre. Elle est entrée en vigueur ce 1er janvier 2023. L'accès à l'eau potable va être davantage facilité, par exemple avec des fontaines dans les espaces publics.
Par ailleurs, de l'eau du robinet va être disponible dans les administrations et les bâtiments publics. Le ministère de l'Environnement souhaite également que les restaurants proposent de l'eau du robinet gratuitement ou à bas prix - cela doit cependant rester sur la base du volontariat.
Afin de continuer à pouvoir garantir la qualité, les normes notamment doivent être actualisées, explique Tom Schaul du ministère de l'Environnement: "Il y a des paramètres où les valeurs limites deviennent plus strictes comme le plomb. Et d'autres paramètres sont plus spécifiés, comme ceux des agents phytosanitaires."
Pour la ministre de l'Environnement, Joelle Welfring, le prix unique de l'eau au Luxembourg ne sera pas évident pour les 102 communes que compte le pays aux infrastructures différentes.
"Et si vous regardez de manière plus approfondie, ce n'est pas nécessairement quelque chose que tout le monde veut. Ce n'est pas pour demain ou après-demain, mais nous allons nous en occuper pour de bon", assure Joelle Welfring.
Le président du syndicat de communes Syvicol, Emile Eicher a confirmé qu'un prix unique de l'eau fait l'objet d'un débat houleux entre les communes. La différence de prix serait cependant bien plus importante pour les eaux usées que pour l'eau potable.

Rappelons que les communes ont la responsabilité particulière de l'approvisionnement en eau potable. La loi interdit sa privatisation.
L'augmentation des prix de l'énergie n'aurait pas d'impact direct sur le prix de l'eau pour les ménages.
"Parce qu'il y a une méthode de calcul à partir des différentes catégories sectorielles. L'industrie et d'autres utilisateurs se partagent ces coûts. Et ce qui est aussi important et très actuel avec le syndicat SEBES, c'est que vous vous attaquez plus activement aux prix de l'énergie en misant sur les énergies renouvelables pour vous-même", exlique Joelle Welfring.
Le président du syndicat de communes Syvicol, Emile Eicher a confirmé qu'un prix unique de l'eau fait l'objet d'un débat houleux entre les communes. La différence de prix serait cependant bien plus importante pour les eaux usées que pour l'eau potable.