Stupéfiants"Le GHB est plus répandu cette année au Luxembourg"

RTL Infos
C'est en tout cas l'avis de Carlos Paulos, directeur de l'association "4motion" et expert en matière de drogues.

Il en est sûr : il y a toujours eu des incidents avec le GHB, mais la substance qui le compose est de plus en plus consommée.

Au cours des dernières semaines, un certain nombre d'incidents avec suspicion d'utilisation de GHB ont été mentionnés dans les médias, notamment lors d'une soirée à Ell et d'une autre à Hachiville. Cinq plaintes en tout ont été déposées, selon la police, mais cette dernière ignore encore pour l'instant s'il s'agissait effectivement de GHB. Les investigations se poursuivent.

"4motion" est une association qui s'occupe depuis des années des thématiques des stupéfiants et de la vie nocturne. L'équipe éclaire les jeunes sur tout ce qui est "Sex, Drugs and Rock'n-Roll" et leur propose ce que l'on appelle le drug-checking, en collaboration avec le Laboratoire national de Santé. Dans les boîtes de nuit, les soirées, les festivals, mais aussi, depuis la pandémie, dans les bureaux de l'association dans le quartier de la Gare de Luxembourg, ils testent gratuitement des substances illégales pour déterminer ce qu'elles contiennent réellement et ainsi le consommateur peut ajuster sa consommation occasionnelle. Par ailleurs, l'association propose également des consultations et accompagne les jeunes dans leur "consommation festive".
 
"Le GHB est consommé à des doses extrêmement faibles, nous parlons de millilitres. Les effets sont que l'on se sent plus détendu, plus ouvert et la libido augmente. C'est pourquoi ces drogues sont également utilisées lors de soirées à caractère sexuel. Avec un dosage plus élevé - et là, nous ne parlons que de quelques gouttes - alors l'effet est comme si vous aviez consommé une quantité extrêmement importante d'alcool. Vous perdez l'équilibre, vous vous sentez mal, vous pouvez aussi perdre connaissance et avoir un black-out total. C'est exactement ce qui se passe lorsque vous versez des gouttes de GHB dans le verre de quelqu'un", selon Carlos Paulos.

C'est ce qu'a ressenti une jeune femme, qui souhaite rester anonyme, mais qui s'est confiée à une équipe de RTL. "C'est un sentiment horrible. Je suis certaine que j'ai eu quelque-chose dans mon verre. De 9h00 du soir jusqu'au matin, je ne sais absolument plus rien et j'avais seulement bu deux coupes."

Face à cela, Flore Munoz a voulu réagir. Elle a développé une sorte de capuchon pour verre en tissu, subtilement dissimulé dans un chouchou, le "out off trouble" Chouchou. "Avec cela, je veux contribuer à ce que la vie nocturne soit un peu plu sûre, surtout pour les femmes, même s'il subsiste toujours un risque."

Le reportage de RTL en langue luxembourgeoise:

K.O.-Drëpsen
Drogekonsum: "GHB ass dëst Joer méi opfälleg hei am Land".

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