
Il faudrait en tout cas s’interroger sur l’avenir de l’entrepôt ultra-sécurisé pour oeuvres d’art et objets de luxe, selon le député CSV Laurent Mosar. Une faillite ne serait peut-être pas exclue, ce qui ne serait pas bon pour la réputation du Luxembourg.
Des questions se poseraient également sur les intentions de la société exploitante actuelle, quand on sait que son actionnaire principal, Yves Bouvier, a vendu les autres ports francs qu’il possédait dans le monde, souligne Laurent Mosar.
Lundi, la ministre des Finances, Yuriko Backes, a fait le point sur le dossier lors d’une réunion de la Commission parlementaire du Budget et des Finances.
Après avoir entendu les déclarations de la ministre libérale, le CSV s’est dit plus que déçu. Le gouvernement ne serait pas proactif et ne rechercherait pas le dialogue avec l’exploitant controversé du site.
En tout cas, le Luxembourg n’aurait pas besoin de ce Freeport, rebaptisé Luxembourg High Security Hub en 2020.
Laurent Mosar: “Nous pensons qu’il serait bon que le gouvernement et Luxairport donnent une autre affectation à cette structure.”
L’avenir du port franc devrait aussi être repensé dans le contexte actuel de la guerre en Ukraine, trouve le parlementaire CSV:
“Nous avons des sanctions. Dans ce port franc, paraît-il, des biens et des objets de valeur de citoyens russes d’une valeur de 210 millions d’euros, auraient été gelés. Cela en dit long sur la clientèle du Freeport.”
Le contrat avec le gestionnaire court sur 30 ans. Les représentants du groupe d’action financier GAFI poseront également des questions lors de leur visite, a ajouté Laurent Mosar.