
Plus des deux tiers des élèves ne parlent ni luxembourgeois ni allemand à la maison, or l'allemand demeure la principale langue d'enseignement dans le système scolaire. Le développement de l'enseignement en français est donc présenté comme un pas vers une plus grande équité en matière d'éducation.
Claude Meisch a déclaré qu'en élargissant l'offre d'enseignement en français parallèlement à l'enseignement existant axé sur l'allemand, davantage d'élèves apprennent dans la langue qui leur convient le mieux. Selon le ministre, la réforme favorise l'égalité des chances et la cohésion sociale tout en préservant "la richesse du multilinguisme qui caractérise les écoles luxembourgeoises".
Avant 2020, l’enseignement du français était principalement destiné aux élèves nouvellement arrivés. La première classe de 7e année francophone a été créée en 2021. Grâce à ce nouvel élargissement, l’enseignement du français sera offert dans toutes les régions du pays. Dans l’enseignement secondaire classique, le nombre d’établissements participants passera de un à quatre. Dans l’enseignement secondaire général, ce nombre passera de six à 17, tandis que les programmes préparatoires passeront de deux à dix établissements.
Les programmes, les méthodes d'évaluation, les approches pédagogiques et les supports d'apprentissage resteront inchangés, même s'ils sont dispensés dans une autre langue. Les élèves continueront de préparer les mêmes diplômes. Claude Meisch a souligné que la diversification de l'offre éducative permet au système scolaire de mieux refléter les réalités de la société actuelle.