
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes et fer de lance de la lutte contre l'EI en Syrie, avaient déclaré mercredi avoir repris le contrôle total de la prison de Ghwayran à Hassaké, une ville du nord-est, mettant fin à six jours d'intenses combats.
4.000 prisonniers sont retenus dans cette prison, dont également le Luxembourgeois Steve Duarte de Meispelt. Douze combattants de l'EI ont été tués dans ces combats, d'après l'OSDH. Les corps de cinq autres jihadistes ont également été retrouvés, selon l'ONG. Le nombre exact de prisonniers tués dans ce conflit armé n'est pas connu, ni celui de ceux qui ont pris la fuite.
300 djihadistes de l'EI ainsi que leurs agents dormants locaux avaient attaqué à l'aide de voitures piégées et d'attaques suicides la prison située dans le nord de la Syrie il y a une semaine. But de l'action: libérer les 4.000 djihadistes, dont 700 mineurs, retenus par les Kurdes qui accusent officiellement 32 morts dans leurs rangs. La situation serait à nouveau sous contrôle, malgré quelques tirs encore entendus lors d'actions menées par les Kurdes qui fouillaient les maisons aux alentours de la prison ces dernières heures.
300 djihadistes particulièrement dangereux ont été transférés dans une prison spéciale à 250 kilomètres de la prison attaquée. Le nom de guerre du Luxembourgeois Steve Duarte "al-Muhadjedin al-Andalousi" ne figurait pas sur cette liste, selon une information confirmée à RTL par une source auprès des FDS qui souligne cependant que la situation n'est pas encore tout à fait claire sur place concernant l'identité des fugitifs ou des personnes décédées lors de l'attaque.
Environ 3.500 prisonniers se sont rendus mardi aux Kurdes, parmi lesquels le ressortissant luxembourgeois pourrait se trouver, avec un conditionnel utilisé de manière renforcée.
Une hypothèse avancée selon plusieurs détails physionomiques comme la chevelure, l'attitude, et le teint de peau qui ont été récoltés sur une vidéo de très mauvaise qualité. Aucune confirmation officielle n'a pu confirmer cette hypothèse jusqu'à présent.