
Les chiffres parlent d'eux-mêmes et la science ne peut que continuer à intimer à la population de respecter les règles et de se faire tester, a déclaré le porte-parole de la task force Covid-19 et microbiologiste, Paul Wilmes, sur RTL, à propos de la hausse actuelle des infections au coronavirus.

Il n'est pas vraiment possible de savoir si le déconfinement est survenu trop tôt, selon le Professeur à l'Université du Luxembourg.
Pour l'instant, nous vivons une situation critique, où on ignore dans quelle direction on va. Il faut continuer à effectuer des contrôles systématiques.
D'après Paul Wilmes, nous serions pour l'instant plutôt dans un deuxième pic de la première vague, qu'au début d'une deuxième vague. Il n'y a eu aucun jour sans nouvelles infections au Luxembourg depuis le début de la crise.
Les nouveaux cas recensés sont essentiellement causés par des clusters d'infections, c'est-à-dire par des rassemblements importants de personnes. Pas tant dans les écoles, mais plutôt lors de fêtes privées. Il y a cependant aussi des cas sporadiques de personnes qui se sont infectées lors d'un contact étroit avec d'autres. Tous ces cas sont induits par des contacts sociaux.
C'est pourquoi il faut continuer de faire attention, même à l'extérieur. Selon une nouvelle étude publiée en début de semaine et réalisée par 240 scientifiques, il faut également être prudent en plein air. Il faudrait aussi porter un masque en cas de contact rapproché à l'extérieur, selon Paul Wilmes
La courbe actuelle est plus plate qu'au début de la pandémie. Mais les choses pourraient rapidement s'accélérer et nous serions alors à nouveau dans le même scénario qu'en mars, selon le microbiologiste. S'il devait y avoir une nouvelle fois une forte hausse des infections, nous nous retrouverions rapidement dans une phase aigüe.
Pour l'instant, une solution draconienne telle qu'un nouveau confinement complet, n'est en tout cas pas à l'ordre du jour. Un confinement peut-il être éviter? Cela dépendra de beaucoup de facteurs, notamment du traçage des contacts. Si le traçage n'est plus garanti, nous arrivons dans une dynamique, qui ne sera que difficilement contrôlable, a prévenu le Professeur Wilmes.
Avec 60 nouveaux cas par jour, l'Inspection sanitaire touche à ses limites pour un traçage analogique. Une application de traçage serait un instrument efficace, confirme le microbiologiste.
Mais même avec une application en plus du traçage analogique, il faut que les gens participent, comme pour les tests à grande échelle. La participation dépasse à peine les 50% actuellement.